Si vous avez l'habitude d'employer un charabia niais et joyeux quand vous vous adressez à votre chien en pensant qu'il n'y comprend pas grand chose, sachez que vous pouvez enfin relever le niveau de la discussion.Une étude publiée le 29 août dans la très sérieuse revue américaine Science montre en effet que le meilleur ami de l'Homme est capable de distinguer les intonations mais également les mots que vous employez.

Source : Bernadett Szabo / REUTERS
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de l'Université Eötvös Loránd deBudapest ont étudié 13 chiens de races différentes. Grâce à des IRM, ils ont montré queles chiens mobilisaient les mêmes régions du cerveau que nous lorsqu'ils entendent des paroles, notamment l'hémisphère gauche qui sert à interpréter les mots et le droit pour analyser les intonations.

Source : Eniko Kubiniy
Parlez-lui avec les mots justes et la bonne intonation
En clair, si vous voulez dire des gentillesses à votre compagnon à quatre pattes, il faut accompagner les mots justes de la bonne intonation. C'est seulement à cette condition que le centre du plaisir de soncerveau s'activera.Oubliez donc le test des paroles désagréables sur un tonguilleret, votre chien n'est pas dupe ! Les scientifiques ont en effet testé toutes les combinaisons possibles : paroles douces avec une voix chaleureuse, mots durs avec une voix douce, paroles de félicitations sur un ton agressif ou neutre...

Source : Nancy Tanner
Attila Andics, l'un des éthologues à l'origine de l'étude, explique :
Si seule la signification ou l’intonation est positive, il n’y a pas d’activation [de la zone qui régit le plaisir dans le cerveau, Ndlr]. Le chien ne se contente donc pas de segmenter deux informations pour traiter le langage humain, il combine aussi les deux résultats.
Le cerveau canin très proche du cerveau humain
Les chercheurs ont ainsi montré que les cerveaux canins et humains avaient un fonctionnement très similaire.Si l'environnement dans lequel évolue le chien est riche en discussions - une famille humaine par exemple -,soncerveau intériorisera ce langage au même titre qu'un enfant, même s'il ne pourra pas l'utiliser lui-même par la suite.

Source : The Dogist
Une nouvelle preuve que le langage n'est pas aussi spécifique à l'être humain qu'on le croit communément.Attila Andics conclut:
Le circuit qui permet de traiter le langage était déjà présent chez l’ancêtre commun de l’homme et du chien, il y a quelque 100 millions d’années. Certains pensaient qu’un big bang dans le cerveau humain avait permis au langage de pouvoir se mettre en place. Non, c’est juste une invention… comme la roue. Et si c’est vrai pour le chien, c’est très probablement vrai pour des animaux beaucoup plus proches de nous, comme les primates.
Il est ainsi toujours bon de se souvenir que le chien n'est pas seulement notre plus fidèle ami, mais également un vieux cousin.Dans la vidéo ci-dessous, les scientifiques expliquent leur protocole (en anglais) :[embed]https://www.youtube.com/watch?time_continue=54&v=N9QQxa6eLPc[/embed]


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