Un homme de 72 ans a été jugé par le tribunal de La Roche-sur-Yon (Vendée) le 28 janvier 2022 pour mauvais traitement sur ses animaux. Selon les informations du site France 3, l'homme avait négligé une centaine de chiens qu'il détenait à Lucs-sur-Boulogne de manière illégale et dans des conditions inadaptées.
Il est en effet interdit pour un particulier de détenir plus de neuf chiens sevrés. C'est l'association Stéphane Lamart pour la défense des droits des animaux, alertée par les riverains, qui avait mené un enquête au cours du printemps 2021 avant de porter plainte durant l'été. Les chiens avaient alors été saisis par la SPA à la fin du mois de septembre.
L'association indique qu'avant de déposer plainte, elle a contacté le propriétaire des animaux :
C'est une personne âgée, sans guère de ressources, qui a sans doute voulu bien faire au début en accueillant quelques animaux, et qui s'est trouvée débordée.
Source : Association Stéphane Lamart
L'homme n'a cependant pas voulu céder, ce qui a poussé l'organisation à agir. Cependant, elle dénonce la lenteur des autorités, qu'elle a pourtant prévenues :
Nous avons saisi la DDPP de Vendée, qui a minimisé les faits et qui a été laxiste dans ce dossier. Tout comme nous avons sollicité l'aide du maire des Lucs-sur-Boulogne qui n'a pas voulu agir par crainte d'une atteinte à l'image de sa commune.
Stéphane Lamart a alors décidé de saisir le procureur de La Roche-sur-Yon.
Le procureur a bien compris la problématique de maltraitance animale, nous voulons d'abord faire reconnaitre les lacunes des autorités dans ce dossier.
Le prévenu n'était pas présent au procès. Le ministère public a requis une amende de 300 euros ainsi que la confiscation des animaux. Patrice Grillon, avocat de l'association, déplore :
300 euros d'amende, c'est très peu ! Donc c'est un très mauvais signal qui est donné. Mais c'est parce que les poursuites sont celles d'un tribunal de police. S'agissant du prévenu, il ne risque au final pas grand chose, si ce n'est l'opprobre publique, et le fait qu'il est aujourd'hui dans le collimateur des autorités de l'État et des association de protection des animaux, de sorte qu'il sera toujours sous surveillance et, on l'espère, n'aura plus jamais d'animaux avec lui.


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