Valaire : interdiction de la chasse au blaireau suspendue
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Valaire : interdiction de la chasse au blaireau suspendue

Catherine Le Troquier, maire de Valaire, avait pris un arrêté, le 13 septembre 2019, pour interdire la vénerie sous terre, et notamment la chasse au blaireau, sur le territoire de sa commune.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Catherine Le Troquier, maire de Valaire, avait pris un arrêté, le 13 septembre 2019, pour interdire la vénerie sous terre, et notamment la chasse au blaireau, sur le territoire de sa commune. La chasse au blaireau, récemment dénoncée par l'association One Voice, est une pratique cruelle dont le seul but est le plaisir de la prédation et la destruction d'espèces considérées comme nuisible.Malheureusement, cet arrêté vient d'être invalidé par le tribunal administratif d'Orléans, comme le rapporte le journal La Nouvelle République. La prise de position de la maire était en effet contestée par la préfecture du Loir-et-Cher, qui estimait qu'elle allait à l'encontre de l’article L.420-2 du code de l’environnement.

Le gouvernement exerce la surveillance et la police de la chasse dans l’intérêt général. La police spéciale de la chasse est confiée au préfet.

Source : La Nouvelle République

Certains chasseurs, révoltés par la décision de Catherine Le Troquier, s'en étaient également prises à elle, même si l'élue avait pu compter sur le soutien des associations de protection de l'environnement. Malheureusement, l'arrêté avait déjà été suspendu le 25 octobre par le juge des référés. Il est désormais entièrement invalidé et n'aura jamais été appliqué, la justice estimant que la maire avait outrepassé ses droits en se substituant à l'autorité de la préfecture.Malgré ce revers, Catherine Le Troquier ne compte pas abandonner, comme l'explique Me Louis de Redon, son avocat :

Il y avait un combat politique pour faire connaître cette cause, et en cela, Madame la Maire de Valaire a eu le mérite de soulever le débat. Mais la cause dépasse assurément les limites d’une commune de moins de cent habitants. Il y a le droit, mais il y a aussi une matière que le législateur peut parfaitement faire évoluer.

Avant de conclure :

Une soixantaine de personnalités, dont bon nombre de parlementaires, ont signé une pétition de soutien. Peut-être seraient-ils encore plus efficaces en étant à l’initiative d’une proposition de loi ?

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