Un jeune homme jugé pour avoir torturé et éventré des chèvres
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Un jeune homme jugé pour avoir torturé et éventré des chèvres

Les chèvres ont été martyrisées.

HHolyDog Desk·19 juin·5 min de lecture·18k vues

Le 14 juin, Loïc D., âgé de 19 ans et habitant de Selongey (Côte-d'Or), était jugé en correctionnelle à Dijon pour des actes de cruauté envers des animaux domestiques ayant entraîné la mort. Les détails sordides de cette affaire ont été révélés lors du procès.

Le propriétaire des chèvres, Théo T., un jeune agriculteur, a été informé le 22 juillet 2022 que ses quatre chèvres étaient en divagation sur son terrain situé à Rivière-les-Fossés, à la frontière de la Haute-Marne et de la Côte-d'Or. À son arrivée, il a découvert l'enclos cassé et trois chèvres encore en vie, mais la quatrième gisait morte dans un fossé, présentant des blessures infligées à coups de fourche et des plaies à l'abdomen. La présidente du tribunal a décrit cette scène comme un spectacle bien moche.

Le lendemain, Théo a fait face à un nouvel affront. En se rendant auprès des trois chèvres survivantes à l'aube, il a constaté que la porte de l'enclos était à nouveau ouverte et qu'une deuxième chèvre gisait morte à une vingtaine de mètres. La présidente a listé les éléments trouvés sur les lieux du crime, tels qu'un couteau ensanglanté, un manche de marteau, et a fait état de l'éventration de la chèvre, avec une corne sectionnée. Le détail choquant est la découverte d'un préservatif non utilisé retrouvé dans les viscères de la chèvre éventrée.

Dans cette affaire, les auteurs ont été facilement identifiés grâce à leur vantardise sur les réseaux sociaux. La présidente a expliqué qu'ils avaient été dénoncés pour leurs actes cruels envers les chèvres et pour le vol d'un véhicule. L'un des mineurs impliqués, Mickaël, a avoué avoir tué une chèvre. La présidente a également rappelé à Loïc un message dans lequel il déclare avoir achevé la chèvre pour abréger ses souffrances.

Dans cette affaire, les auteurs ont été facilement identifiés grâce à leur vantardise sur les réseaux sociaux.

Les mineurs ont été interpellés et interrogés, et ont été jugés en mars par le tribunal pour enfants. Loïc D., en tant que seul majeur impliqué, a comparu seul devant le tribunal correctionnel le 14 juin. La présidente a repris les déclarations des autres accusés, selon lesquelles l'un d'entre eux aurait planté la chèvre avec une fourche et un autre avec un piquet lors de la première soirée, tandis que lors de la deuxième soirée, deux filles mineures se sont ajoutées au groupe et ont participé à la torture de la chèvre. Loïc a affirmé qu'il avait lancé la fourche sur la chèvre pour l'achever. Les actes de torture infligés aux animaux sont décrits comme atroces, avec l'utilisation d'un marteau, d'un poing américain, d'un couteau et d'un piquet.

Lors de son interrogatoire, Loïc a tenté de minimiser sa responsabilité en affirmant qu'il n'avait fait que les achever en les plantant dans le cœur, comme son père lui avait appris à le faire à la chasse. Il a chargé ses complices en déclarant que c'était Jérémy qui avait eu l'idée de tuer une chèvre pour la manger, et qu'au départ, les filles ne voulaient que rendre visite aux chèvres. Il a déclaré avoir été choqué et n'a pas interrompu les tortionnaires car il était bouche bée. Il a accusé l'une des filles, Enola, d'avoir porté les coups qui ont éventré la deuxième chèvre.

Cependant, ses explications n'ont pas convaincu la juge, le procureur et la partie civile. Loïc a prétendu avoir ressenti du dégoût, mais a affirmé avoir joué un rôle mineur et que les mineurs l'avaient chargé à tort. L'avocat de l'agriculteur a rappelé que lors du procès devant le tribunal pour enfants, les mineurs avaient déclaré que c'était Loïc qui dirigeait le groupe. Malgré les preuves accablantes, Loïc n'a pas fourni d'explications plus approfondies.

Théo, le propriétaire des chèvres, a pris la parole lors du procès, exprimant sa haine envers les accusés. Il a révélé qu'il avait sauvé ces quatre chèvres de l'abattoir et les considérait comme ses bébés, n'ayant pas d'enfants. Selon lui, les deux chèvres survivantes sont traumatisées.

Le procureur a requis une peine de 15 à 18 mois de prison avec sursis probatoire à l'encontre de Loïc. Après délibération du tribunal, Loïc a été condamné à deux ans de prison assortis d'un sursis simple.