Un homme tue un chien d'un coup de pied, la justice le relaxe
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Un homme tue un chien d'un coup de pied, la justice le relaxe

Elle a estimé que le geste était justifié.

HHolyDog Desk·13 juil.·3 min de lecture·18k vues

L'auteur du coup de pied qui a causé la mort d'un chien sur la plage de Villerville a été relaxé par le tribunal de Lisieux (Calvados). Selon le jugement rendu le 4 mai et mis en délibéré jusqu'au 6 juillet, le tribunal a considéré que le coup de pied porté au chien, un Cairn Terrier jugé agressif envers le chat du prévenu, était un acte nécessaire pour éloigner l'animal apeuré.

La présidente du tribunal a expliqué que le prévenu n'avait pas l'intention de faire souffrir ou de donner la mort au chien. La propriétaire de l'animal, ainsi que la Fondation Bardot et la SPA, s'étaient constituées partie civile dans cette affaire.

Bien que les circonstances exactes des faits n'aient pas été clairement établies lors de l'audience, il est avéré qu'un violent coup de pied a entraîné la mort du chien de la plaignante lors d'une promenade sur la plage de Villerville le 19 septembre 2021 en fin d'après-midi.

Selon le récit de la plaignante, un couple avec une fillette et une adolescente tenant un chat en laisse se trouvait face à elle et à son chien. Surprise par l'agressivité du chat envers son chien, elle aurait lâché la laisse pour permettre à son chien de s'échapper des griffures du chat. C'est à ce moment-là que le père de famille aurait donné deux coups de pied au Cairn Terrier.

L'auteur du coup de pied qui a causé la mort d'un chien sur la plage de Villerville a été relaxé par le tribunal de Lisieux.

La plaignante exprime son incompréhension face à la violence du geste, affirmant que le premier coup aurait pu suffire pour éloigner le chien. Une autre femme qui a assisté à la scène de loin a témoigné avoir vu l'homme donner un premier coup violent, puis s'acharner curieusement sur le chien, le projetant littéralement dans les airs.

L'avocat de la plaignante remet en question la version du témoin éloigné, soulignant que celui-ci ne pouvait pas voir si le chien était attaché ou non. Selon l'avocat, l'homme aurait rendu service à une voisine en agissant ainsi.

Le procureur affirme quant à lui que le chien se trouvait en divagation sur la plage, à quelques dizaines de mètres des falaises des Roches noires, un espace naturel sensible, et qu'il représentait un danger pour la faune sauvage. C'est pour ces raisons que le parquet avait initialement décidé de classer l'affaire. La propriétaire de l'animal a alors choisi de porter l'affaire directement devant le tribunal pénal.

La relaxe de l'auteur du coup de pied fatal au chien soulève des réactions contrastées et met en évidence le débat sur la légitimité et la proportionnalité des actes de défense envers un animal agressif. L'affaire rappelle également l'importance de sensibiliser les propriétaires d'animaux à la gestion des situations de conflit entre animaux sur la voie publique.