Un homme jugé pour le massacre d'un chat à Pujols
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Un homme jugé pour le massacre d'un chat à Pujols

Le jeudi 21 septembre, un homme comparaît devant le tribunal correctionnel de Villeneuve-sur-Lot pour répondre du meurtre du chat Milo à Pujols en octobre 2022. L'accusé avait été pris en flagrant délit par la police nationale, qui avait découvert le chat mort dans le coffre de sa voiture.

HHolyDog Desk·24 mai·4 min de lecture·18k vues

Ce jeudi 21 septembre, l’homme qui avait massacré le chat de sa voisine à coups de cisaille à Pujols, en octobre 2022, devait répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Villeneuve-sur-Lot. Au mois de mars dernier, l’affaire avait été renvoyée sur demande du juge pour permettre une expertise judiciaire. Celle-ci ayant conclu que le prévenu était justiciable malgré son AVC en décembre 2019, le tribunal correctionnel de Villeneuve-sur-Lot devait juger, ce jeudi 21 septembre, cet ancien huissier de justice villeneuvois, accusé d’avoir tué, à coups de cisaille, le chat de sa voisine en octobre 2022. L’homme passait à la barre pour sévices graves et actes de cruauté entraînant la mort, sur un animal de compagnie.

Il avait été pris en flagrant délit par la police nationale, qui avait découvert le chat mort, mis dans un sac-poubelle posé dans le coffre de sa voiture. Bon nombre de preuves avaient été alors relevées puisque des poils et du sang avaient été constatés au fond d’une poubelle et sur le coupe-haie du prévenu. Ce dernier, entendu ce jour-là, n’avait d’ailleurs pas nié les faits. Devant le tribunal, il a donné sa version, avec une voix hésitante, déclarant en préambule « je suis désolé ».

Ce 22 octobre 2022, Milo, chaton de 7 mois, était dans sa cuisine : « Il venait tous les jours, précise le prévenu. J’en ai eu assez, j’ai voulu le faire fuir en lui donnant un coup de balai. Il s’est enfui. Je l’ai retrouvé ensuite dans ma haie, la tête en sang. J’ai cru qu’il était mort. Je l’ai mis dans ma poubelle pour le découper. Il s’est réveillé. J’ai voulu abréger ses souffrances… C’est alors que ma voisine est venue demander si c’était son chat dans la poubelle. Je ne le lui ai pas rendu car je pensais qu’il était mort. Après j’ai voulu le découper. » « Pourquoi vous vouliez découper le chat même s’il était mort ? Je ne comprends pas », lui demande la juge dubitative. Silence du prévenu.

La propriétaire du chat, elle, nuance cette version en précisant qu’elle s’est bien rendue chez son voisin mais après avoir entendu hurler : « J’ai bien vu la queue de Milo dépasser de la poubelle de loin, mais il m’a soutenu que ce n’était pas lui. J’ai été témoin ensuite, depuis ma fenêtre, de la suite… Il a asséné des coups de cisaille dans la poubelle durant au moins vingt minutes. » La propriétaire de Milo téléphone alors à la police. « À qui le prévenu n’a pas cessé de mentir, argumente le parquet. Il a d’abord nié avoir tué le chat. Mais devant les traces de sang et les poils retrouvés dans sa poubelle et sur son taille-haie, a ensuite reconnu les faits, tout en effaçant les traces de sang sur ses chaussures. Lors de son audition, il a déclaré avoir voulu couper la tête du chat avec les cisailles… Cela témoigne de sa froideur au moment des faits. »

Un argument avancé alors que l’expertise psychiatrique demandée par la juge établissait que l’AVC subi par l’accusé entraînait des manques de discernement et de contrôle de soi. « Il n’est plus lui-même », avançait l’avocate de la défense, réclamant une requalification des faits « car, mon client n’avait pas l’intention de faire souffrir. Il voulait juste l’achever. »

Le parquet a ainsi requis quatre mois d’emprisonnement avec sursis arguant « que réclamer une amende ne servirait à rien, dans la mesure où déjà les associations de défense des animaux se sont portées partie civile. » Ces dernières, au nombre de cinq, ont en effet réclamé entre 1 500 et 2 000 euros chacune, tout comme l’avocate de la propriétaire de Milo. Au total, il est demandé un peu plus de 10 000 euros au prévenu en dommages et intérêts. La décision du tribunal a été mise en délibéré au 16 novembre.

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