Un enfant achève un sanglier d’un coup de couteau
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Un enfant achève un sanglier d’un coup de couteau

Un chasseur a laissé un enfant achever un sanglier dans la Marne.

HHolyDog Desk·4 août·3 min de lecture·18k vues

La vidéo, mise en ligne le 6 décembre par l’association Nos Viventia ("Nous les vivants"), a fait couler beaucoup d’encre et a agité les réseaux sociaux. La scène a eu lieu à la fin du mois de novembre 2022. Sur les images, l’on peut en effet voir un enfant d’une dizaine d’années achever un sanglier d’un coup de couteau, comme le rapporte le site d’informations France Bleu. Pire encore, il est encouragé par son père, qui lui demande de « piquer le sanglier au cœur » afin de l’achever après une partie de chasse.

L’enfant s’exécute, montre la lame à son père, mais le sanglier, toujours en vie, continue de se débattre. Pierre Rigaux, naturaliste et fondateur de Nos Viventia, dénonce :

Ça prend beaucoup de temps, c'est au milieu des ronces, le sanglier hurle de douleur. C'est une scène difficile à regarder.

Les chasseurs achèvent normalement rapidement les animaux pour leur épargner toute souffrance inutile, mais ici, l’enfant, dont c’était semble-t-il la première expérience, n’a pas réussi à tuer le sanglier.

Pierre Rigaux a décidé de porter plainte pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité. Cependant, cette plainte a assez peu de chance d’aboutir, puisque le sanglier, ici, n’est pas en captivité. Pierre Rigaux garde espoir :

Il y a des jurisprudences en ce sens, à partir du moment où l'animal ne peut pas s'enfuir, il est captif.

Jacky Desbrosse, le président de la Fédération de chasse du département de la Marne, souligne qu’aucun texte juridique ne stipule la durée de la mise à mort et précise :

Si on prend le Code de l'environnement, il n'y a pas de détail sur la personne physique. Il n'y a rien qui stipule que ce soit un adulte ou un enfant.

Il ajoute :

Ce n'est pas un acte courant : si le gamin est tout jeune, ce n'est pas un acte banal, il faut physiquement être costaud.

Le père de l’enfant, lui, assume totalement son geste, comme il l’a confié dans les colonnes du journal L’Union. Il assure que c’est son fils lui-même qui lui a demandé de le faire et conclut :

On l’a fait et pas pour le plaisir, mais aussi pour le bien de l’animal.