Dans la ville de Dijon, un chat a été découvert dans des conditions inimaginables. Alertée par une bénévole de l'association Chat Libre Dijonnais, Stéphanie Chevalier, présidente de l'association, est intervenue le 4 mai dans un appartement d'une rare insalubrité. Ce qu'elle a découvert dépasse l'entendement : le chat, victime d'une infection rénale, était couvert d'une épaisse couche de poils morts et durs qui l'empêchaient de se tenir debout et de se laver. Il était en surpoids, déshydraté et dans un état lamentable.
Pour pénétrer dans l'appartement, Stéphanie Chevalier a dû donner de grands coups de pied dans la porte bloquée par les déchets. À l'intérieur, les bénévoles étaient submergés par les détritus, à tel point qu'ils marchaient sur des déchets jusqu'aux genoux. L'odeur nauséabonde était insupportable. La présidente de l'association raconte : "Et l'odeur ! C'était insupportable, je l'ai encore dans le nez cinq jours plus tard".
Le chat, affaibli et prostré, a finalement été retrouvé sous un fauteuil, caché dans un état de détresse. L'animal ne pouvait plus se déplacer ni se lécher en raison de la masse de poils qui l'engourdissait. Stéphanie Chevalier et les bénévoles se demandent comment un chat peut survivre dans de telles conditions insalubres. Ils n'ont trouvé aucune trace d'eau ou de nourriture pour le félin, à l'exception de la présence de "charcuterie moisie" à proximité.
La dure réalité nous a rattrapé une fois de plus aujourd'hui. Nous avons dû sortir en urgence d'un appartement poubelle sur le 21, un pauvre chat, adorable mais dans un état comme on en voit que dans les films... Il sera anesthésié demain matin chez nos veterinaires pour essayer de lui redonner une allure de chat normal . En espérant qu'il n'y aura pas de mauvaise surprise. A suivre.....
Publiée par Chat-Libre Dijonnais sur Jeudi 4 mai 2023
Le chat a été secouru et emmené chez un vétérinaire dès le lendemain. Lors de l'examen, les problèmes de santé de l'animal ont été révélés : déshydratation, obésité, constipation, infection rénale aiguë, également connue sous le nom de "pyélonéphrite". De plus, la "carapace" de poils morts qui recouvrait le chat pesait près d'un kilogramme. Le vétérinaire a dû utiliser une cage de contention spéciale pour transporter l'animal, car son pelage était trop épais pour tenir dans une cage standard.
Après avoir été rasé de son amas de poils, le chat a été confié aux soins de la présidente de l'association. Malheureusement, en raison de l'aggravation de son infection rénale, l'animal a dû être ramené chez le vétérinaire pour un suivi médical supplémentaire. Sa survie est incertaine, et Stéphanie Chevalier déplore cette situation en déclarant que le chat aura une espérance de vie réduite.
Cette triste affaire soulève des questions sur la protection animale et la nécessité de prévenir les cas de maltraitance.


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