Bryan Kinsel Harlan, originaire des États-Unis, a déclenché une très vive polémique sur la toile après la diffusion de photographies où l'homme pose fièrement près du cadavre d'un markhor, une chèvre sauvage, qu'il venait d'abattre au Pakistan.L'Américain, originaire du Texas, a dépensé une somme faramineuse pour avoir le "droit" de traquer l'animal et de le tuer : plus de 100 000 euros. La chasse a eu lieu dans un cadre tout ce qu'il y a de plus légal et Bryan Kinsel Harlan ne risque aucune sanction. En effet, c'est le gouvernement pakistanais lui-même qui encadre la chasse aux markhors, comme le rapporte le journalHuffington Post.Chaque année, 12 mâles sont ainsi abattus par des amateurs de chasse fortunés qui n'hésitent pas à mettre la main à la poche pour ramener un précieux "trophée". Bryan Kinsel Harlan s'est lui-même dit ravi et enchanté d'avoir eu ce privilège.
Source : Tabarak Ullah
Du côté des autorités pakistanaises, on affirme que ces chasses permettent de financer les efforts de conservation des markhors, classés sur la liste rouge des espèces menacées par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature. De plus, les sommes déboursées sont reversées à hauteur de 80 % aux populations locales, les 20 % restants allant directement dans les fonds de l'agence gouvernementale pour la protection de la faune.Tabarak Ullah, le guide local qui a accompagné l'Américain tout au long de sa chasse, explique :
Il ne s'agit pas juste de chasse. Le nombre d'animaux est en hausse, et ces chasseurs étrangers sont des millionnaires qui rentrent dans leur pays et racontent au monde que le Pakistan est un pays sûr.
Pour autant, de nombreuses personnes ont été indignées de voir Bryan Kinsel Harlan poser si fièrement aux côtés de la bête qu'il venait tout juste de tuer. Beaucoup se sont demandés pourquoi le gouvernement pakistanais autorisait l'abattage d'un markhor, considéré comme l’emblème du pays.


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