Dans le quartier des Liserons à Nice, un abattoir clandestin a été mis au jour dans un appartement, suscitant l'indignation et la colère. La police a fait une macabre découverte en trouvant une quarantaine de moutons vivants entassés dans des conditions insoutenables. Ces animaux étaient destinés à être sacrifiés lors de l'Aïd el-Kébir, une fête religieuse musulmane.
L'affaire a rapidement suscité l'intervention des autorités locales, avec le dépôt d'une plainte par le bailleur social Côte d'Azur Habitat. Deux individus ont été interpellés et une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et les conséquences de cet acte cruel et illégal.
Anthony Borré, président de Côte d'Azur Habitat, a souligné la gravité de la situation, déclarant : "Côte d'Azur Habitat ne cautionne pas ce genre de choses. Nous demandons à être respectueux envers le personnel qui mérite beaucoup de respect. Il ne faut pas oublier que le respect des règles de notre pays est primordial."
Cette découverte a également ravivé les débats sur la nécessité de promouvoir des pratiques respectueuses envers les animaux et de faire respecter les règles d'hygiène et de bien-être animal. Des voix se sont élevées pour appeler à une meilleure sensibilisation et à des sanctions plus sévères pour dissuader ce type d'actes barbares.
Les moutons découverts dans cet abattoir clandestin ont été pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot, qui veillera à leur bien-être et les placera dans des refuges et des élevages de sauvetage. Henry-Jean Servat, conseiller municipal de Nice, a exprimé sa préoccupation pour le sort des animaux et a demandé qu'ils soient confiés à la Fondation plutôt qu'à des éleveurs, afin qu'ils puissent vivre sans menace ni danger jusqu'à la fin de leur vie.
La préfecture des Alpes-Maritimes a rappelé les règles et réglementations en vigueur pour la célébration de l'Aïd el-Kébir, insistant sur l'importance de respecter les normes d'hygiène, de conduite et de bien-être animal. Une enquête est en cours pour identifier les coupables et prendre les mesures nécessaires afin de prévenir de tels actes à l'avenir.
Rejoignez la discussion
Soyez le premier à réagir à cet article. Partagez votre expérience.