Trois personnes condamnées pour le viol d’une chienne à Évreux
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Trois personnes condamnées pour le viol d’une chienne à Évreux

Trois personnes ont été condamnées à Évreux pour le viol d’une chienne.

HHolyDog Desk·4 août·4 min de lecture·18k vues

C’est une affaire sordide qu’a eu à juger le tribunal correctionnel d’Évreux (Eure), au début du mois de novembre 2022. D’après les informations du site BFMTV, deux hommes et une femme comparaissaient en effet pour des viols répétés commis sur Mya, une chienne Dogue des Canaries de trois ans.

Le propriétaire de la chienne abusait d’elle pendant que sa femme filmait. Le troisième homme, de son côté, se « contentait » de regarder ensuite les vidéos. Le calvaire de la chienne a ainsi duré sept mois, entre le 1er décembre 2018 et le 14 juin 2019.

Ce jour-là, le couple s’est présenté aux gendarmes Verneuil-d’Avre et d’Iton afin de déposer plainte contre un homme qui les menaçait de mort. Durant son audition, la femme a expliqué tourner des vidéos zoopornographiques avec son mari, vidéos ensuite envoyées à un troisième homme, avec qui elle entretenait une relation libertine. C’est lorsqu’elle a souhaité mettre un terme à cette relation que l’individu a alors menacé le couple de mort.

Les gendarmes saisissent le téléphone du couple et y découvrent vingt vidéos de zoophilie. Sur les images, Mya a la queue relevée et scotchée sur son dos, tandis que ses pattes arrière sont entravées par des menottes. La femme derrière la caméra donne des consignes à son mari, à qui elle prêtait parfois main forte.

La chienne Mya, violée par ses propriétaires pendant des mois (Source : Stéphane Lamart)

Face à l’horreur de la situation, plusieurs associations ont décidé de porter plainte contre le couple de tortionnaires, ainsi que contre le troisième homme. Parmi elles, l’association Stéphane Lamart, qui évoque un animal traumatisé. Mya a été saisie le 15 juin 2019, dans un état déplorable. Mal nourrie, elle était également malade. Elle a été soignée au refuge des orphelins à Aunay-sur-Odon (Calvados), avant d’être placée dans une famille d’accueil. Stéphane Lamart explique au site France 3

Mya a été suivie par un comportementaliste pour lui redonner confiance en l'être humain, c'était un long travail, mais aujourd'hui elle va bien.

Au terme du procès, l’homme et la femme du couple ont été condamnés à 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, ainsi qu’une obligation de soins. Le troisième individu a été condamné à 15 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Tous ont interdiction de détenir un animal de manière définitive. Ils devront également verser 11 000 euros d’indemnité à l’association Stéphane Lamart.

Patrice Grillon, avocat de l'association, confie : 

Cette décision est un fort signal de protection pour les animaux avec une juridiction qui n'a pas pu aller à de la prison ferme en raison du casier judiciaire vierge des trois individus, mais qui est suffisamment élevé pour bien faire comprendre que les animaux doivent être respectés. Mya ne croisera plus leur route et ils ne pourront plus jamais avoir d'animaux auprès d'eux, ce qui est une satisfaction supplémentaire.

L’avocat a cependant déploré l’absence de condamnation à de la prison ferme. Hélas, bien souvent dans les affaires de zoophilie, les accusés s’en tirent avec des peines de prison avec sursis.