Lancé en novembre 2020 par Lorène Poinsot d’Addario, une jeune Montpelliéraine de 26 ans, Sauvons.fr est déjà un beau succès, comme le rapporte le journal Le Parisien. Ce site Internet permet d'éviter à l'abattoir à des animaux d'élevage ou de ferme en leur offrant une retraite paisible auprès de particuliers prêts à les accueillir.Une quantité astronomique d'animaux sont normalement abattus une fois leur « missions » accomplie. Lorène explique :
En France, cela concerne 1 milliard de volailles, 40 millions de lapins, 26 millions de porcins, 7 millions d'ovins, 6 millions et demi de bovins…
La jeune femme a eu l'idée de lancer Sauvons quelques mois plus tôt, lorsqu'elle a voulu acheter un cheval.
De nombreux chevaux sont élevés pour la course, mais on s'en débarrasse très vite s'ils ne sont pas assez rapides. En voulant en adopter un, pour qu'il puisse vivre encore, je me suis aperçue que c'était très difficile à trouver. Il y a quelques associations de protection animale ou des groupes sur Facebook, mais tout est éparpillé un peu partout.
Source : Alexandre Seba/Le Parisien
Formée en web marketing, Lorène décide alors de venir elle-même en aide aux animaux menacés d'abattoir. Le but de son site :
Mettre en relation directe les éleveurs d'animaux et les particuliers à travers un outil permettant de regrouper et référencer les annonces. Cela permet aux professionnels de vendre ou donner leurs animaux à des personnes prêtes à les recueillir plutôt que de les envoyer à l'abattage quand ils leur sont inutiles. Beaucoup d'éleveurs ont le cœur du bon côté, mais ils ne trouvent personne pour reprendre leurs bêtes !
Le site regroupe déjà une centaine d'annonces, venues de toute la France. Gaëtane, originaire des Côtes-d'Armor (Bretagne), a fait appel à Sauvons pour trouver un adoptant pour ses deux vaches :
Je les ai récupérées à un ami agriculteur retraité. Il n'a pas le droit de les garder, car sinon on considère qu'il est encore en activité. J'ai voulu les sauver, en attendant de trouver quelqu'un qui peut s'en occuper, avec assez d'espace et de disponibilité pour cela.
Leur ancien propriétaire, Jean-Yves, explique en effet :
Une vache laitière en fin de carrière peut se revendre à l'abattoir, pour finir ensuite à la boucherie… Beaucoup d'agriculteurs préféreraient les garder en vie, mais nous n'avons pas le choix s'il n'y a pas d'autres repreneurs.
Sauvons, grâce à une collecte de fonds en ligne, permet aussi aux nouveaux adoptants de financer une partie des frais pour leurs animaux.


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