Shenzhen : interdiction de la viande de chat et de chien ?
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Shenzhen : interdiction de la viande de chat et de chien ?

La ville de Shenzhen, située dans le sud de l'Empire du Milieu, pourrait prendre la décision d'interdire la consommation de viande de chat et de chien.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Alors que la Chine, et désormais le monde entier, continuent de faire face à l'épidémie de coronavirus depuis fin décembre 2019, la ville de Shenzhen, située dans le sud de l'Empire du Milieu, pourrait prendre la décision d'interdire la consommation de viande de chat et de chien, comme le rapporte le site d'informations Reuters.Cette décision des autorités de la ville répond à une hypothèse émise par les scientifiques : l'origine du coronavirus semble se trouver dans la viande exotique vendue sur les marchés. Shenzhen a émis une proposition autorisant simplement la consommation, entre autres, de viande de porc, de poulet, de bœuf, de lapin ainsi que les fruits de mer et les poissons. En plus des chats et des chiens, l'arrêté interdirait la consommation d'animaux sauvages.

Source : Andy Wong/AFP

Pour se justifier, la municipalité explique :

 Interdire la consommation des animaux sauvages est une pratique commune dans les pays développés, et est une exigence universelle pour les sociétés modernes.

Les chats et les chiens seraient quant à eux reconnus comme animaux de compagnie, ce qui, de facto, interdirait la vente de leur viande et sa consommation. Peter Li, expert sur la politique chinoise en matière de protection animale pour le compte de l'association Humane Society International, explique :

Même si Shenzhen ne représente qu'un petit marché comparé au reste de la province de Guangdong, elle reste une grande ville, plus grande que Wuhan. Cela serait donc significatif et pourrait avoir un effet de domino, avec d'autres villes lui emboîtant le pas.

Source : Becky Davis/AFP

La proposition prévoie aussi des amendes pour les personnes qui enfreindraient les interdictions : 3000 euros pour la consommation de viande d'un animal protégé, et un peu moins de 300 euros pour celle d'un animal non protégé.Les habitants de la ville de Shenzhen avaient jusqu'au 28 février pour se prononcer sur le texte. Les résultats de la consultation ne sont pas encore connus.