Rewild avait été lancé en grande pompe en 2019. Le projet avait pour but de réhabiliter des animaux de zoo et de les relâcher dans la nature lorsqu'ils seraient prêts.
HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues
Rewild avait été lancé en grande pompe en 2019. Le projet avait pour but de réhabiliter des animaux de zoo et de les relâcher dans la nature lorsqu'ils seraient prêts. Fort d'un important soutien populaire, Rewild a malheureusement assez rapidement connu des difficultés, que la crise sanitaire n'a pas arrangées.L'ancien zoo de Pont-Scorff avait finalement été placé en liquidation judiciaire au début de l'année 2021. Des dissensions étaient également apparues entre les différentes ONG partenaires du projet. La Sea Shepherd s'était malgré tout proposée pour reprendre l'ancien zoo.
Source : DR
Le tribunal de commerce de Lorient s'est prononcé sur le sort de Rewild le 20 mai 2021. Il en a confié la gestion à Sébastien Musset, porteur du projet Breizh Park. C'est donc un virage complet qui s'opère pour les animaux, puisque ceux-ci seront exposés au public, là où Rewild entendait justement empêcher ce type d'exhibition. Sébastien Musset assure cependant :
Notre projet tourne autour du bien-être animal avec notamment l’agrandissement des enclos, la réintroduction d’espèces en milieu naturel ou en sanctuaire, et un centre de soins pour animaux. On n’est pas un zoo classique.
De son côté, la Sea Shephard a fait part de sa déception et regrette la décision du tribunal.
Nous regrettons que le Tribunal de Commerce soit resté sur ses a priori économiques et idéologiques sur les ONG et qu'il n'ait pas cru en la viabilité d'un projet qui ne vise pas à générer du profit en exposant les animaux au public.
Zoo de Pont-Scorff : Le Tribunal de Commerce choisit de confier le site à un zoo.Malgré un énorme engouement autour...Publiée par Sea Shepherd France sur Jeudi 20 mai 2021
Avant d'ajouter :
Nos équipes disposent aujourd’hui d’un large réseau international spécialisé dans la réhabilitation d’animaux sauvages et connaît très bien les animaux du site qui pourraient en bénéficier. Dans leur intérêt, nous sommes disposés à assister le repreneur afin que tout le travail réalisé au cours de l’année écoulée ne pâtisse pas du naufrage de la SARL Bretagne Zoo.
Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, conclut :
Beaucoup des animaux présents sur ce site ont une vie meilleure qui les attend ailleurs. Si nous pouvons aider à faire en sorte qu’ils en bénéficient, nous le ferons.
(Image d'illustration : Radio France - Nolwenn Quioc)
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