Deux mois avant les grandes vacances, les refuges pour animaux sont confrontés à une forte augmentation des abandons, suscitant l'inquiétude de la SPA. Les raisons économiques sont en partie responsables de cette situation, avec une inflation qui pousse certains propriétaires à se séparer de leurs animaux face à la hausse des prix des soins vétérinaires et des produits de première nécessité. Les croquettes pour chiens et chats, par exemple, ont connu une augmentation de plus de 17% en un an. En conséquence, les refuges se retrouvent déjà saturés, comme à Essuilet dans l'Oise, où les bénévoles ont été contraints de refuser des admissions faute de place.
La crise économique affecte également la SPA, qui enregistre une augmentation de 15% des abandons à l'échelle nationale pendant cette période de l'année. Cependant, les chiffres varient d'une région à l'autre. À Poulainville, par exemple, les abandons restent stables, mais cela a un impact sur le fonctionnement du refuge, avec une augmentation de 15% des frais énergétiques, 3% des dépenses liées à la litière et une hausse de 17% du coût des croquettes. La prise en charge d'un animal est passée de plus de 800 euros à plus de 900 euros en 2022.
Les refuges dépendent largement des dons pour couvrir leurs frais de fonctionnement. À Essuilet, les dons provenant des collectes sont essentiels pour maintenir le refuge en activité. Cependant, malgré la générosité du public, les refuges se retrouvent débordés et ne peuvent pas accueillir tous les animaux abandonnés. Les bénévoles déplorent le fait que les chiens soient souvent jetés à la rue faute de place, et certains animaux nécessitent un suivi professionnel en raison de problèmes de comportement. Les races les plus difficiles à replacer, comme les Malinois, restent au refuge pendant de longues périodes.



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