Un homme de 58 ans a été condamné par le tribunal de Clermont-Ferrand le 17 mars 2021. Il était accusé d'avoir abusé sexuellement de sa belle-fille, mais également d'avoir fait subir des sévices sexuels à la chienne de sa compagne, comme le rapporte le journal La Montagne.L'homme avait abusé de la jeune fille, alors âgée d'une vingtaine d'années, en 2013. La victime, immobilisée par une entorse, s'était vu proposer un massage de sa cheville par l'accusé. Ce dernier en avait profité pour réaliser des attouchements. Trois ans plus tard, il avait abusé de la chienne que sa compagne lui avait confiée. C'est en récupérant l'animal que sa propriétaire avait remarqué son comportement étrange. Une visite chez le vétérinaire avait alors confirmé la présence de blessures au niveau des parties génitales.
Source : Pixabay
L'homme avait finalement été interpellé en 2019. Le quinquagénaire a reconnu les abus sur sa belle-fille, mais pas sur la chienne. Le tribunal s'est basé sur le rapport des experts psychiatres, qui ont dressé le portrait d'un pervers narcissique dont le discernement n'était ni aboli ni altéré. Il est également décrit comme ayant un appétit sexuel insatiable, "avec une certaine appétence pour les scènes incestueuses ou à caractère zoophile". L'homme n'était pas présent au procès. Me Nathalie Tixier, l'avocate de la jeune fille et de sa mère, dénonce :
L’absence du prévenu signifie une absence de vérité et d’explications, notamment pour son ex-belle-fille, dont le traumatisme est réel, présent et profond.
Christine Lachaud-Baudry, représentant le ministère public, a ajouté :
Il semble avoir été moins atteint par ces accusations d’attouchements que par celles liées aux sévices subis par la chienne de sa compagne !
Source : Pixabay
Me Khalida Badji, l'avocate de la défense, a tenté d'expliquer :
[Il souffre] de sa pauvreté intellectuelle et de ses lourdes carences affectives. Il est dans son monde à lui, où réalité et virtuel se croisent en permanence et où il mord souvent le trait.
Le prévenu a finalement été condamné à trois ans de prison avec sursis, assortis d’un sursis probatoire d’une durée de trois ans, avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec son ex-belle-fille. Il devra verser également 7000 euros à cette dernière. Enfin, son nom sera inscrit au Fijais, le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes.


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