Procès du tueur du chiot Kinder
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Procès du tueur du chiot Kinder

En septembre 2019, Kinder, un chiot de 4 mois, avait été abattu par un chasseur de 22 ans, à Saint-Agrève, en Ardèche.

HHolyDog Desk·4 août·3 min de lecture·18k vues

En septembre 2019, Kinder, un chiot de 4 mois, avait été abattu par un chasseur de 22 ans, à Saint-Agrève, en Ardèche. L'auteur du coup mortel avait à l'époque expliqué que le petit chien aboyait trop fort et qu'il risquait de faire fuir le gibier, comme le rapporte le site d'informations France 3.

Source : DR

Le procès de l'assassin de Kinder s'est finalement ouvert le 11 septembre 2020 devant le tribunal correctionnel de Saint-Privas. Une première audience s'était tenue en février, mais sans résultat, l'avocat de la défense étant absent. De nombreuses personnes, outrées par la mort du chien, se sont réunies de nouveau pour réclamer une punition exemplaire. Parmi elles, Simone et Jean-Paul Bruyère, les propriétaires de Kinder. Jean-Paul explique avoir entendu :

Un chien qui hurle à la mort, puis cinq à six secondes après, un second coup de carabine et ça s'est tu.

Quelques instants plus tard, il voit une voiture garée un peu plus loin et décide de la bloquer avec son tracteur, avant d'appeler les gendarmes. Dans le coffre du véhicule, les forces de l'ordre découvrent une carabine. Le conducteur de la voiture passe rapidement aux aveux et confie avoir tué le chien car il faisait trop de bruit. Il est depuis revenu sur ses déclarations en expliquant que des animaux errants sévissaient dans les environs. Selon son avocat, il a alors tué Kinder en "pensant qu'il faisait partie de ce groupe de chiens errants comme ça se fait parfois dans le coin".Face à la cruauté du geste, Gabrielle Paillot, une habitante de la ville de Laon, a lancé une pétition qui a récolté plus de 135 000 signatures. Elle confie :

Bien souvent, les personnes n'écopent que d'amendes ou de prison avec sursis. Or, on voit de plus en plus d'actes de barbarie sur les animaux, comme récemment la mutilation des chevaux.

Source : ADDA

Plusieurs associations de défense des animaux se sont réunies à Saint-Privas pour demander à ce que le geste du jeune homme soit reconnu comme un acte de cruauté. Il risquerait alors jusqu'à deux ans de prison ferme et 35 000 euros d'amende. L'avocat de la défense, lui, a demandé "la juste peine, pas celle suscitée par l'émotion" : quatre mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende. De son côté, l'auteur du coup mortel a demandé pardon.Le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 2 octobre 2020.