Depuis le début de l'année 2023, une cinquantaine de loups ont été abattus en France, provoquant l'indignation de l'association de protection du loup, lynx ou ours, Férus. Cette hécatombe silencieuse est le résultat des tirs administratifs autorisés dans des conditions spécifiques. Les pouvoirs publics semblent être déterminés à éliminer le plus grand nombre de loups possible, avec 48 abattages déjà recensés, soit une augmentation par rapport à la même période de l'année précédente.
Les Alpes-de-Haute-Provence sont particulièrement touchées par cette hécatombe, avec 17 loups tués depuis le début de l'année. Pourtant, du côté des autorités, un silence assourdissant règne, aucun communiqué n'est publié concernant les abattages ou les chiffres de prédation. Férus dénonce cette situation et souligne que le loup est une espèce strictement protégée et toujours vulnérable.

La protection du loup est essentielle, en particulier dans les zones de recolonisation où la reproduction de l'espèce est encore faible ou inexistante. Malgré cela, les pouvoirs publics continuent de procéder aux abattages, empêchant ainsi le retour naturel de l'espèce. Férus insiste sur le fait que les habitats naturels de ces régions offrent des conditions favorables à l'installation du loup.


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