Poitiers : des élèves dissèquent une souris
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Poitiers : des élèves dissèquent une souris

Depuis 2016, une circulaire de l'Éducation nationale interdit la dissection d'animaux dans les cours de SVT, au collège et au lycée.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Depuis 2016, une circulaire de l'Éducation nationale interdit la dissection d'animaux dans les cours de SVT, au collège et au lycée. Seules exceptions :  les classes préparatoires aux grandes écoles, qui préparent notamment à l'entrée en école vétérinaire.Cela n'a pourtant pas empêché le collège Pierre-de-Ronsard, à Poitiers, de proposer la dissection d'une souris à des élèves de 5e, peu avant Noël, comme le rapporte le site d'informations France 3. Cette dissection faisait même l'objet d'un devoir à rendre, devoir qui a depuis été annulé face à la polémique.

Source : Austin Thomason

Les souris provenaient d'un laboratoire accrédité, respectueux des normes de bien-être animal instaurées par les autorités. Elles avaient été euthanasiées par le laboratoire avant d'être mises à disposition des écoles. Malgré tout, la professeur de SVT assure qu'elle ne réalisera plus ce genre d'expérience en expliquant sa "volonté de ne pas de choquer d'éventuels élèves". Elle affirme également avoir mal compris la circulaire, pensant que celle-ci avait été annulée, puis "réintroduite avec à chaque fois des interprétations qui différaient d'une académie à l'autre".D'autres dissections ont eu lieu dans le collège depuis le début de l'année. C'est le parent d'un jeune élève de 5e qui a donné l'alerte. Le père questionne en effet non seulement l'intérêt pédagogique d'une dissection de souris, mais s'interroge également sur le processus qui a permis cette dissection : pourquoi la direction de l'établissement n'était-elle pas au courant ? Qui a donné les autorisations pour fournir le collège en souris ?

Source : Pixabay

La circulaire n'interdit pas toute forme de dissection. En effet, il est encore possible de réaliser des dissections "sur des invertébrés, à l'exception des céphalopodes" et "sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l'objet d'une commercialisation destinée à l'alimentation". En revanche, elle est très claire sur la question des animaux comme les souris de laboratoire :

Il n'est plus procédé à des dissections d'animaux morts élevés à seule fin d'expériences scientifiques.

L'Académie de Poitiers a reconnu une erreur de l'enseignante, mais ne remet pas en cause ses capacités pédagogiques.