Ours abattu : 20 associations portent plainte
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Ours abattu : 20 associations portent plainte

Vingt associations de défense des animaux et de la nature ont décidé de porter plainte après la mort d'un ours dans les Pyrénées, dans l'Ariège, au début du mois de juin 2020.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Vingt associations de défense des animaux et de la nature ont décidé de porter plainte après la mort d'un ours dans les Pyrénées, dans l'Ariège, au début du mois de juin 2020, comme le rapporte le site d'informations France Info.Le plantigrade, abattu par balles, faisait partie de la cinquantaine d'ours qui vivent désormais dans le massif pyrénéen. Espèce protégée en France, l'ours brun ne peut pas être braconné, sous peine d'une amende de 150 000 euros. Mais depuis le décès de l'animal, les choses s'enveniment un peu entre les partisans de sa présence dans la montagne et ceux qui s'y opposent. La Sea Shepherd a annoncé jeudi que la récompense pour toute information pouvant amener à l'arrestation du ou des coupables s'élevait désormais à 50 000 euros. Pet Alert a participé à cette récompense à hauteur de 10 000 euros.Mais cette initiative a déplu, notamment à Christine Téqui, la présidente socialiste du conseil départemental de l’Ariège. Celle-ci avait demandé aux Ariégeois de se taire, car leur parole n'est pas à vendre.

Source : Twitter

En portant plainte, les vingt associations, dont l'Aspas, Férus, France Nature Environnement ou Pays de l'Ours-Adet, espèrent faire bouger les choses plus rapidement. Alice Terrasse, avocate, explique :

Plus que des dommages et intérêts, [ces associations] attendent que le dossier soit renvoyé devant une juridiction pénale, le tribunal correctionnel. Elles veulent envoyer un message fort, notamment aux personnes qui se disent anti-ours, pour que ce type d'agissement ne se reproduise pas. [Le but] est d'appuyer l'enquête en cours, dans l'espoir que les associations puissent se constituer parties civiles lors d'une audience publique si le ou les coupables étaient reconnus.

Le jour de la découverte de la dépouille de l'animal, la ministère de l'Écologie, Elisabeth Born, avait annoncé que l'État porterait lui aussi plainte. Du côté des associations, on réclame le remplacement de l'ours tué. On dénonce aussi l'attitude des opposants et :

Les annonces publiques réitérées par certains individus (...) soutenus par quelques élus locaux qui depuis plusieurs années annoncent publiquement l'abattage d'un ou plusieurs ours sur le massif pyrénéen.

Si le ou les coupables venaient à être retrouvés, les associations estiment qu'il serait peut-être possible de retenir le chef de complicité contre les auteurs de ces déclarations. À l'heure actuelle, les autorités n'ont pas communiqué sur l'avancée de l'enquête. Le programme de réintroduction des ours a été suspendu par le président Macron, suite à la grogne des éleveurs.