La cour administrative d’appel de Douai, dans le Nord, a réaffirmé la validité d'un arrêté pris par la commune de Pont-Saint-Maxence, dans l'Oise. Suite à plusieurs incidents, le maire de la commune, Arnaud Dumontier, avait signé un arrêté interdisant aux chasseurs à courre de s'approcher à moins de 300 mètres des habitations, et à moins de 400 mètres dans les quartiers des Terriers et de Fond-Robin, comme le rapporte le journal Le Parisien.Près de 120 communes du département avaient suivi en prenant des arrêtés similaires. Les chasseurs n'avaient pas tardé à répliquer et contestaient la prise de position des édiles, y voyant un abus de pouvoir. La Fédération de chasse de l'Oise avait déposé plainte en 2018 pour tenter de faire annuler les arrêtés.Mais la justice a finalement tranché et a donné raison aux communes. Une déception pour Marc Morgand, directeur de la fédération :
C’est complètement contre productif, cela répond sans doute à une partie de la population qui ne fait pas d’effort pour comprendre cette pratique. Bien sûr qu’avec l’urbanisation galopante le risque zéro n’existe pas mais il reste marginal. Compiègne avait pris un arrêté mais a su en discuter avec nous. C’est trop facile de taper sur les veneurs.
Source : DR
Le maire de Pont-Saint-Maxence, de son côté, n'a pas caché sa satisfaction :
Je n’ai jamais douté et j’espère, modestement, que cela pourra servir de jurisprudence à d’autres. Il y a eu de multiples incidents avant celui-là. Tout ceci ne serait jamais arrivé si cet équipage de chasseurs avait respecté la loi. Ce n’est pas moi qui ai poussé le cerf en ville, je n’ai fait que protéger la population.
En 2018, un cerf avait été abattu dans le jardin d'un particulier par un groupe de veneurs qui n'avaient pas hésité à le pourchasser. Cet incident avait déclenché une vague de colère au niveau national.


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