En 2020, une véritable psychose s'est emparée des propriétaires de chats à Béceleuf, près de Niort. En effet, plusieurs félins avaient été retrouvés morts. Certains chats avaient pu échapper à ce sort cruel et étaient revenus chez eux. Parmi eux, Oasis, une chatte rentrée chez elle avait un collet autour du ventre. Quelqu'un cherchait bel et bien à capturer les animaux.Quelques semaines plus tard, l'enquête de la gendarmerie avait fini par aboutir. Le coupable, un habitant du village depuis 14 ans, avait été arrêté et avait reconnu le meurtre de trois chats, mais avait assuré avoir relâché cinq à sept autres félins dans la forêt. Catherine Lebassard, qui a perdu trois animaux, confiait :
Il appâtait les chats avec de la nourriture, les piégeait, les tuait et les jetait dans le champ jouxtant sa propriété.
Source : DR
Très choqués par la mort de leurs chats, plusieurs victimes s'étaient constituées parties civiles, auprès d'associations de protection des animaux. À l'heure actuelle, le procès ne s'est pas encore tenu, mais l'auteur des faits a fait l'objet d'une expertise psychiatrique afin de déterminer ses capacités de discernement. Les conclusions viennent aujourd'hui de tomber : l'individu a pleinement conscience de ses actes. Maître Isabelle Gharbi-Terrin, spécialiste de la cause animale, a confié au journal Ouest France :
Le parquet perplexe qu’il a ordonné en août une expertise psychiatrique pour savoir s’il y avait un dérèglement dans l’esprit du tueur en série. On se doutait bien que non, car nous, protecteurs des animaux connaissons la cruauté humaine. Le délice que trouvent certains à faire souffrir, y trouvant un sentiment de puissance, de droit de vie et de mort, qui renforce un égo certainement mis à mal socialement. Il faut dire que cette catégorie de personnes qui s’attaquent à ces êtres vivants et sans défense ne brille pas par leur courage.
Elle ajoute :
Le présumé tortionnaire n’est pas fou, au sens pénal. Il n’y a pas d’abolition du discernement. Il tourne rond. Il est juste méchant, sadique, pleutre je rajouterais, et il est accessible à une sanction pénale.
Avant de conclure :
On attend la décision finale du procureur, son orientation. On espère un renvoi en correctionnelle et qu’il y ait une peine dissuasive qui soit prononcée.


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