Un loup mâle a été abattu dans la nuit du 25 au 26 mai 2019sur le plateau des Costières, comme le rapporte le site d'informationsFrance 3. L'animal a été tué par un lieutenant de louveterie, dans le cadre d'un tir de défense visant à protéger un troupeau de moutons tout proche.La répétition des attaques avait poussé le préfet à faire appel à des lieutenants de louveterie afin de monter la garde à proximité du bétail protégé. Au total, pour 10 éleveurs, qui ont profité du plan de protection proposé par l'État. Les lieutenants étaient autorisés à faire usage de leurs armes, dans le cadre d'un seul tir de défense.

Source : Pixabay
Le loup tué à la fin du mois de mai était arrivé sur le plateau des Costières en 2017. 360 attaques de troupeaux ont été répertoriées depuis son arrivée, provoquant le déclenchement d'indemnisations à hauteur de 100 000 euros dans le cadre du Plan Loup. Le cadavre de l'animal a été récupéré par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), qui l'a ensuite transmisau laboratoire départemental d’analyses du Gard.La question du loup et de son retour en France provoque régulièrement des tensions entre les éleveurs et les fervents défenseurs de l'animal. Pour les premiers, il constitue une menace pour le bétail – très rarement pour l'humain, que le loup craint et évite. Il a par ailleurs subi une campagne d'abattage systématique au XIXe siècle, qui a presque conduit à son éradication totale au niveau européen.

Source : Pixabay
Le loup a fait son retour officiel en France en 1992, dans le parc national du Mercantour. Depuis, l'espèce, qui jouit désormais d'un statut protégé conformément à la convention de Berne de 1979, a prospéré. On compte aujourd'hui 430 loups sur l'ensemble du territoire français. Cependant, les autorités autorisent des quotas d'abattage, à hauteur de 40 individus par an.


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