Nièvre : Un chasseur abat un chat forestier protégé sous les yeux des agents de l’OFB
AccueilStoriesPopulaire aujourd'hui

Nièvre : Un chasseur abat un chat forestier protégé sous les yeux des agents de l’OFB

Le chat forestier, autrefois considéré comme nuisible et chassé pour sa fourrure, est aujourd'hui une espèce protégée. Pourtant, un retraité de 75 ans n'a pas hésité à abattre l'animal, malgré la présence d'agents de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Cet incident survenu en février dans la campagne de Brinay (Nièvre) a choqué les autorités environnementales et la communauté scientifique.

HHolyDog Desk·10 oct.·3 min de lecture·18k vues

Une intervention tardive des agents de l’OFB

Les faits remontent au 21 février dernier. La veille, une promeneuse avait alerté les autorités après avoir découvert un chat forestier coincé dans un piège à renard. L’OFB est rapidement intervenu sur les lieux, mais malheureusement, les agents sont arrivés une heure après le délai légal pendant lequel le chasseur aurait dû relever son piège.

Les inspecteurs, estimant que l’animal ne courait pas de danger immédiat et que la température extérieure était clémente, ont choisi de revenir le lendemain matin pour vérifier la situation.

Un tir fatal en quelques secondes

Le 21 février, dès 6h30, les agents de l’OFB étaient de retour sur les lieux pour surveiller l’état du chat forestier, toujours prisonnier du piège. L’animal semblait en bonne santé et les agents attendaient l’arrivée du propriétaire du piège.

À 10h30, le chasseur, un homme de 75 ans, est finalement arrivé sur les lieux. Sans prêter attention aux agents qui lui criaient de ne pas tirer, il a immédiatement abattu l’animal d’une balle dans la tête. L’homme, visiblement indifférent aux conséquences de son geste, a déclaré : « J’ai tué de la vermine, c’est tout. »

Un geste lourd de conséquences

Les chats forestiers sont protégés en France depuis 1979 en raison de leur raréfaction. Cet individu particulier présentait une génétique considérée comme « très rare » par les spécialistes, rendant sa perte d’autant plus significative pour la biodiversité.

Le procureur de la République, Anne Lehaitre, a estimé que le chasseur voyait en cet animal un « concurrent direct » à son activité de chasse, notamment pour le petit gibier comme les lapins. Suite à cet incident, l'homme a été condamné à une amende de 500 € et à un retrait de son permis de chasse pour trois ans.

Cet incident soulève une nouvelle fois la question de la cohabitation entre chasseurs et espèces protégées, rappelant l’importance de sensibiliser le public à la préservation de la faune sauvage.

Rejoignez la discussion

Soyez le premier à réagir à cet article. Partagez votre expérience.