Mort d'Élisa Pilarski : le Malinois mis hors de cause
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Mort d'Élisa Pilarski : le Malinois mis hors de cause

Élisa Pilarski, une jeune femme de 29 ans enceinte de six mois, a trouvé la mort dans des circonstances troublantes le 16 novembre 2019 dans l'Aisne.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Élisa Pilarski, une jeune femme de 29 ans enceinte de six mois, a trouvé la mort dans des circonstances troublantes le 16 novembre 2019 dans l'Aisne. Attaquée par des chiens, elle a hélas succombé à ses blessures avant l'arrivée de son compagnon, Christophe, à qui elle avait téléphoné à de nombreuses reprises pour lui faire part de son inquiétude.Depuis, de nombreuses zones d'ombre planent sur le décès tragique d'Élisa. Quels sont les animaux qui s'en sont pris à elle ? S'agit-il des chiens des chasseurs à courre, présents ce jour-là dans la forêt en même temps que la jeune femme ? Curtis, le propre chien d'Élisa, a-t-il attaqué sa maîtresse ? Une autre piste avait été évoquée : celle d'un Malinois qu'Élisa avait décrit comme agressif dans un message posté sur Facebook peu de temps avant sa mort.

Source : DR

Cependant, les enquêteurs viennent aujourd'hui d'écarter toute implication du chien et de son propriétaire, en raison d'une incompatibilité dans les horaires. Caty Richard, l'avocate de la famille d'Élisa, explique :

Élisa avait rencontré cet homme sur les plateaux, à un endroit où elle avait promené son premier chien. Ensuite, elle est partie dans la forêt pour ne pas avoir à le rencontrer à nouveau. On savait qu'il n'y avait pas de risque que ce soit ce chien malinois et son maître.

Restent désormais à analyser l'ADN de 67 chiens : les cinq du couple formé par Élisa et Christophe, et les 62 chiens de chasse appartenant à l'équipage de vénerie. Malheureusement, ces analyses prennent du temps, et les résultats ne seront pas connus avant le mois de février, au plus tôt. Caty Richard confirme :

On a d'une part un nombre conséquent d'analyses à faire. D'autre part, ce sont des analyses très particulières car elles portent sur des animaux. Ce n'est pas ce que font le plus fréquemment les laboratoires. Ce n'était pas facile de trouver un laboratoire capable d'extraire un ADN animal.

Source : DR

Une enquête pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens" a été ouverte le 20 novembre dernier. Les chasseurs se défendent depuis de toute responsabilité, mais de nombreux points laissent à désirer dans leur argumentaire.

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