Morbihan : 103 animaux dans un état déplorable sauvés
Deux sexagénaires ont été condamnées le 17 mai 2019 par le tribunal de Lorient (Morbihan) pour des actes de maltraitance sur animaux.
HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues
Deux sexagénaires ont été condamnées le 17 mai 2019 par le tribunal de Lorient (Morbihan) pour des actes de maltraitance sur animaux, comme l'explique le site d'informationsOuest-France.La première femme, originaire d'Hennebont, possédait 16 animaux –sept chiens, trois poules, deux chevaux, un chat, une vache, une ânesse, un bélier – qu'elle gardait dans un champ à proximité de chez elle. Elle était pourtant incapable d'en prendre soin, bien qu'y consacrant l'ensemble de ses ressources. Les bêtes étaient donc dans un état sanitaire déplorable. Deux des chiens, atteints de la gale, vivaient dans le noir le plus complet. C'est le frère de la prévenue qui a fini par dénoncer cette situation dont il avait connaissance depuis plusieurs années.
Source : SD
Pour autant, la sexagénaire n'a pas conscience du problème ; à ses yeux, elle porte secours à des animaux, qu'elle "collectionne" malgré une incapacité manifeste à s'en occuper. Son avocat, Me Capitaine, explique :
Dès qu’elle croise un animal, elle se sent investie de la mission de le sauver. Aussi, lui interdire d’en détenir, ce serait signer l’arrêt de mort.
C'est pourtant ce qu'ont demandé les différentes parties civiles, dont l'associationVolée de piafs et la SPA. Elles ont par ailleurs été écoutées par le tribunal, qui, en plus de l'interdiction, a condamné la sexagénaire à six mois de prison avec sursis, à une obligation de soins et à une amende de4250 euros, à verser aux parties civiles.
Source : SD
Une condamnation similaire attendait la seconde femme qui comparaissait en même temps. L'autre prévenue était accusée de ne pas avoir respecté l'interdiction définitive de posséder un animal, prononcée en 2014 pour des raisons similaires. 87 animaux ont été récemment découverts chez cette femme de 69 ans,au Faouët. Parmi les bêtes, des chiens, des chats et même des perroquets.La prévenue n'était pas présente lors de son procès. Elle a cependant été condamnée à six mois de prison avec sursis, une obligation de soins et à une amende de13151 euros à verser à la SPA.Les deux femmes souffrent de ce que l'on appelle le syndrome de Noé : il s'agit d'un besoin compulsif de recueillir des animaux alors même que l'on est pourtant incapable de s'en occuper. Les personnes sont plongées dans un déni manifeste et n'ont pas conscience de la situation.
Rejoignez la discussion
Soyez le premier à réagir à cet article. Partagez votre expérience.
Rejoignez la discussion
Soyez le premier à réagir à cet article. Partagez votre expérience.