Montpellier : ils donnaient trop à manger à des chats
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Montpellier : ils donnaient trop à manger à des chats

Sylviane Nicolon et Hervé Scebath, membres de l'association Cœurs de Matous, ont été convoqués au tribunal des référés de Montpellier pour avoir trop nourri les chats de leur quartier.

HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues

Sylviane Nicolon et Hervé Scebath, membres de l'association Cœurs de Matous, ont été convoqués au tribunal des référés de Montpellier pour avoir trop nourri les chats de leur quartier, comme le rapporte le site d'informations France 3.Depuis deux ans, les deux amoureux des félins s'opposent au syndic de leur résidence qui leur reproche de nourrir de façon anarchique de nombreux félins. Sylviane explique :

Ce sont des chats stérilisés, on ne peut pas les laisser mourir de faim, de soif. On ne peut pas faire ça, nous on en prend soin de ces chats de façon à ce qu’il n’y ait pas de maladies.

Sylviane et Hervé déposent donc assiettes de croquettes et gamelles d'eau afin d'aider les animaux. Mais alors qu'ils pouvaient auparavant le faire dans les espaces verts de la résidence, ceux-ci ont été grillagés. Sylviane et Hervé ont donc fini par donner à manger aux chats dans la rue, sur les trottoirs. Problème pour le syndic : ce procédé ne fait pas qu'attirer les félins. Des pigeons, des rats et des souris participent aussi au festin.

Source : FTV / C. Barbet

Cédric Pedousseaut, gestionnaire de copropriété FDI-ICI, indique :

On trappe depuis à peu près deux ans et on stérilise les chats sur les parties communes, avec la mairie et une autre association en lien avec la mairie, depuis des années on les vaccine. Les nourrir ce n’est pas les soigner et ça ne permet pas de contrôler la population. En les nourrissant comme ça, cela nous empêche de les attraper et donc de les vacciner et de les stériliser.

Sylviane et Hervé se trouvent également dans l'illégalité, car le règlement sanitaire départemental indique qu'il est interdit de nourrir des animaux errants ou sauvages sur la voie publique, y compris les chats.Face à la situation semble-t-il inextricable, le syndic a décidé de saisir la justice en juin dernier. Sylviane et Hervé, qui n'ont été convoqués qu'en octobre, risquent une amende de 3500 euros. Le verdict sera rendu le 21 octobre.