Meuse : la chasse au blaireau mise à l'honneur
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Meuse : la chasse au blaireau mise à l'honneur

Un lycée situé à Somme-Vesle, dans la Marne, est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Un lycée situé à Somme-Vesle, dans la Marne, est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours. En effet, l'établissement est accusé par l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) d'avoir fait participer ses élèves en janvier 2021 à une chasse au blaireau organisée dans la Meuse, au Bouchon-sur-Saulx, comme le rapporte le magazine Reporterre.L'organisation dénonce :

[Une vingtaine d'élèves] a manié pelles, pioches et pinces géantes pour extirper, au bout de plusieurs heures d’excavation, deux blaireaux adultes. Évidemment, ce jour-là, les veneurs ont pris soin de relâcher les animaux sans les massacrer, mais avec cette “journée découverte”, ils espèrent bien évidemment créer des vocations parmi la nouvelle génération, dans une tentative désespérée de faire perdurer une tradition totalement archaïque synonyme de grande souffrance animale.

Il y a quelques mois, cette pratique, appelée aussi vénerie sous terre, avait fait l'objet d'un reportage de l'association One Voice. Les actes rapportés étaient barbares et cruels. Lors de ces chasses, les blaireaux sont arrachés à leur terrier, puis achevés à coups de pelle, à la dague ou au fusil.

Source : One Voice

L'Aspas poursuit :

Alors que le blaireau est protégé dans de nombreux pays européens (Belgique, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie…) car sa présence est le gage d’une nature préservée, il est chassable en France — alors que personne ne le mange — et chassé sans répit neuf mois et demi par an.

Avant de conclure :

Le pire étant le déterrage, ou vènerie sous terre : une pratique cruelle incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

Le blaireau est considéré comme une espèce nuisible dans l'Hexagone. En août 2020, plusieurs associations avaient publié une longue tribune pour demander l'interdiction de cette pratique.

Avec une dynamique de population très faible et une mortalité périnatale extrêmement élevée — 50 % ne dépasseront pas la première année —, le blaireau souffre, comme beaucoup d’autres, de la disparition de son habitat, et paye un lourd tribut à la circulation automobile. De plus, de par son caractère territorial, cet animal ne peut jamais être en surabondance .