Meurthe-et-Moselle : deux sangliers épargnés
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Meurthe-et-Moselle : deux sangliers épargnés

Charlotte et Victor, deux sangliers domestiqués, ont eu la vie sauve in extremis à Bazailles, en Meurthe-et-Moselle.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Charlotte et Victor, deux sangliers domestiqués, ont eu la vie sauve in extremis à Bazailles, en Meurthe-et-Moselle. Les animaux, destinés à l'abattage, ont finalement échappé à ce funeste destin grâce à la mobilisation de leurs propriétaires et de quelques élus, comme le rapporte le journal Le Républicain Lorrain.Charlotte et Victor, âgés de 16 ans, vivent depuis tout petits en captivité. Laurence Babillon, qui possède les sangliers avec son frère, en a hérité à la mort de leur père en janvier 2019. Elle explique  :

On a promis à notre père, sur son lit de mort, que Charlotte et Victor ne seraient pas abattus ! Ils ont été sauvés de la chasse et ont été élevés au biberon. Ces deux sangliers sont identifiés et domestiqués.

La justice avait décidé d'abattre, en raison d'une épidémie de peste porcine dans la région, 18 sangliers que comptaient le parc où vivent toujours Charlotte et Victor. À l'époque, ces derniers n'avaient pas été inquiétés. Mais tout bascule mercredi 4 mars 2020, lorsque Laurence reçoit un appel Direction départementale de la protection des populations. On lui annonce que les deux sangliers seront abattus séance tenante. La propriétaire quitte alors son travail en urgence pour retourner chez elle, où elle découvre la présence d'une vingtaine de représentants de l'État.

Source : Pixabay

Laurence poursuit :

Les deux sangliers sont porteurs d’un virus qui ne se transmet pas à l’homme et qui ne peut se transmettre à d’autres suidés que par contact vénérien. La maladie existe dans la nature. Et ils ne sont pas malades, justes porteurs. Le premier élevage de porcs est à plus de sept kilomètres de là. Charlotte et Victor devraient franchir deux clôtures plus hautes qu’un homme puis parcourir cette distance pour affecter le troupeau. Le mâle a été stérilisé. Il n’y a aucun risque.

Heureusement, la mobilisation et l'obstination des propriétaires, soutenus par plusieurs élus locaux, finit par payer. Les représentants quittent la propriété à 18 heures, épargnant ainsi Charlotte et Victor. Mais hélas, rien ne dit que cette décision sera définitive.

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