Des policiers, prévenus par la SPA, elle-même alertée par des riverains, sont intervenus mercredi 3 mai 2020 dans le nord de Marseille, afin de porter secours à un chien enfermé dans une voiture, comme le rapporte le site d'informations France 3.Ce sont les gémissements de l'animal qui ont attiré l'attention des habitants. À l'intérieur du véhicule, les forces de l'ordre ont retrouvé un animal déshydraté et en souffrance. Le propriétaire du chien, un agent de sécurité, a été par la suite interpellé. Il a très vite reconnu que l'animal n'était "qu'un outil de travail" et qu'il ne connaissait même pas son nom. Le chien vivait ainsi dans le coffre de la voiture depuis le début du mois de janvier 2020.La pauvre bête, prénommée Storm, est en piteux état. La Direction départementale de la sécurité publique a déclaré :
Un chien est un être vivant, qui a besoin de soin et d’affection. Chaque maître a un engagement moral envers son animal. C’est grâce à la bonne collaboration entre les enquêteurs et la SPA que le chien a pu être sauvé, mais aussi grâce au civisme des habitants qui nous ont alertés.
[#ProtectionAnimale] Prisonnier d'un coffre de voiture depuis janvier. "C'est juste un outil de travail" déclare cet #Agentdesécurité qui ne connaissait même pas le nom de son #chien. Les policiers de la division nord #Marseille et la @SPAMarseille libèrent l'animal en souffrance pic.twitter.com/sooOwCn5r3
— Police nationale 13 (@PoliceNat13) June 3, 2020
Le syndicat autonome des agents cynophiles est aussitôt monté au créneau pour dénoncer les agissements du maître de Storm. Il a également saisi maître Isabelle Terrin pour se porter partie civile. Daniel Madeira, président du syndicat, s'indigne :
On ne peut pas laisser passer ça. Le métier d'agent cynophile prévoir 175 heures de formation d'agent de sécurité et 315 heures soit neuf semaines consacrées à la relation avec le chien.
Isabelle Terrin abonde en ce sens :
Chez les agents de sécurité un code de déontologie prévoit de considérer l'animal comme un binôme et non pas comme un outil. Le statut de l'animal a été modifié. Il est maintenant reconnu comme un être vivant doué de sensibilité. Et dans cette affaire, les besoins affectifs, physiologiques n'étaient pas pris en compte.
L'agent de sécurité a été placé sous contrôle judiciaire. Il passera devant le tribunal correctionnel de Marseille, pour sévices et acte de cruauté envers un animal. Il encourt jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.


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