Depuis le début du mois d'avril 2020, les chats du Lot-et-Garonne semblent avoir été pris pour cible.
HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues
Depuis le début du mois d'avril 2020, les chats du Lot-et-Garonne semblent avoir été pris pour cible, comme le rapporte le site d'informations France 3. Marie Dubos, présidente de l'association ARPA 47, a décidé de tirer la sonnette d'alarme.
Source : ARPA 47
Les signalements se sont multipliés au courant des trois dernières semaines et se ressemblent tous. Des propriétaires inquiets de ne pas voir revenir leur chat signalent sa disparition. L'animal est retrouvé quelques jours plus tard, grièvement mutilé ou hélas déjà mort. Marie Dubos explique :
Tout va très vite. L’animal sort et une ou deux heures après, il n’est plus là. Tout cela se déroule très certainement dans le voisinage immédiat.
Même les méthodes employées sont similaires d'une affaire à l'autre : coups de carabine ou de fusil, piège à mâchoire ou à nuisible. Qui peut donc s'en prendre ainsi aux félins de la région ? Pour la présidente de l'ARPA 47, le confinement a favorisé ce type de comportement :
Les personnes confinées à domicile ont beaucoup plus de temps pour observer ce qu’il se passe autour de chez eux. Un chat qui vient fouiller leur potager ou laisser des traces de pattes sur une voiture, cela peut en agacer certains.
Il ne s'agirait pas de l'œuvre d'une seule et même personne, mais d'individus isolés sans rapport les uns avec les autres, qui décideraient simplement de se débarrasser d'un chat qu'ils estiment nuisible. C'est la mésaventure vécue par deux familles du village de Fieux. Un premier chat a été retrouvé dans un état désespéré, après avoir été mutilé. Il n'a hélas pas survécu. Un autre signalement a eu lieu quelque temps après, mais cette fois, le félin a eu plus de chance. Les propriétaires, soupçonnant un de leurs voisins, sont allés informer ce dernier des risques qu'il encourait en cas de maltraitance sur un animal. Le chat est réapparu peu de temps après, mouillé et choqué, mais bien vivant.
Source : ARPA 47
Marie Dubos s'insurge :
On ne peut pas s’amuser à maltraiter voire à tuer un animal au prétexte qu’il nous gène.
Quant à la question du chat :
C’est l’animal libre par excellence. Il chasse, fait preuve d’une grande agilité et repousse les limites de son territoire. Le seul moyen de l’en empêcher, c’est de le capturer. Et son caractère sociable en fait une proie facile.
Ce genre de maltraitance est désormais puni par la loi de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende dans les cas les plus graves. En attendant, l'association ARPA 47 appelle les propriétaires de chats à la plus grande prudence et leur conseille de limiter les mouvements de leurs animaux.
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