Loire : jugée pour avoir traîné son chien derrière sa voiture
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Loire : jugée pour avoir traîné son chien derrière sa voiture

Une femme de 48 ans a été jugée par le tribunal correctionnel de Roanne, dans la Loire, lundi 22 mars 2021.

HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues

Une femme de 48 ans a été jugée par le tribunal correctionnel de Roanne, dans la Loire, lundi 22 mars 2021. Elle était accusée d'avoir traîné son chien derrière sa voiture, le 9 décembre 2020, comme le rapporte le site d'informations France Bleu.L'animal, attaché à une longe au coffre de la voiture, avait été traîné sur plusieurs mètres. Les gendarmes, alertés par un signalement, étaient intervenus. Ils avaient alors remonté la piste de sang laissé par le corps de l'animal sur la route et avaient retrouvé le 4x4 de la propriétaire, à Saint-Rirand. Elle avait expliqué aux gendarmes qu'elle avait récupéré le chien de son fils, une femelle Husky, qui venait de s'enfuir chez le voisin.D'après elle, elle n'aurait jamais eu l'intention de blesser l'animal, qui serait tombé du coffre sans que les occupants de la voiture ne s'en rendent compte. C'est d'ailleurs cette explication qu'elle a donnée lors de son procès :

On n'a pas vu tout de suite qu'elle était tombée, il faisait noir, et puis je ne pouvais pas m'arrêter tout de suite, il y avait un virage dangereux. Je pleure tous les jours depuis des mois, je pense à elle tous les jours.

Source : Pixabay

Toute la question était de savoir s'il s'agissait bien d'un accident ou si l'acte était volontaire. Le président du tribunal, lui, ne semblait pas convaincu par les explications de l'accusée, d'autant que la fille de cette dernière a dit à sa mère de "laisser courir un peu [la chienne], ça lui fera de l'exercice". Le Husky présentait des blessures aux pattes, et sa peau avait été râpée à plusieurs endroits. Plusieurs associations de défense des animaux, dont la Fondation Brigitte Bardot et l'Association Stéphane Lamart, se sont portées parties civiles. Elles dénoncent toutes le manque d'empathie de la prévenue, qui paraît ne pas se rendre compte de la gravité de son geste. À leurs yeux, l'acte était volontaire.L'avocate de la défense, elle, a tenu à rappeler que sa cliente aimait les animaux, en tant qu'agricultrice. La famille possède également plusieurs chats, bien traités selon un rapport vétérinaire. Des arguments qui n'ont pas convaincu. Le procureur de Roanne a requis une peine de huit à neuf mois de prison avec sursis, une amende de 1000 euros et une interdiction de détenir un animal domestique. Le jugement a été mis en délibéré au 27 avril.