Le centre équestre de Lorgues, dans le Var, est au centre d'une polémique après la diffusion d'une vidéo choquante. Dans cette vidéo, une ponette nommée Happy est victime de mauvais traitements. Le film, réalisé par un témoin sur place, montre des séquences où la supposée directrice du centre frappe Happy à l'aide d'un harnais en cuir.
La commune de Lorgues, située près de Draguignan et comptant environ 9 000 habitants, est en émoi. Les locaux sont surpris par l'incident, d'autant plus que le centre équestre est bien établi et connu de tous depuis longtemps.
La vidéo a été mise en ligne par l’association One Voice, qui lutte contre toutes les formes de violence envers les animaux. L’impact de cette vidéo est immense. Des milliers de personnes l'ont vue, mettant en lumière des pratiques choquantes au sein d'une institution qui est censée chérir et prendre soin de ses animaux. Cette découverte est d'autant plus surprenante que les commentaires en ligne sur le centre équestre sont généralement positifs, louant la gentillesse de la directrice et la qualité du club.
Muriel Arnal, présidente de One Voice, exprime sa préoccupation face à ce qu'elle considère comme un comportement inacceptable, surtout devant les enfants. Elle met en garde contre le danger d'un tel comportement pour les enfants qui pourraient reproduire cette violence plus tard dans leur vie.
Le lanceur d'alerte à l'origine de la diffusion de la vidéo est bien informé sur les activités du centre équestre. Selon lui, la maltraitance de Happy n'est que la partie visible de l'iceberg. Il fournit des photos montrant des conditions de vie précaires pour les autres animaux du centre : chevaux maigres, boxes sales et insalubres. Ces témoignages contrastent fortement avec l'opinion du maire de Lorgues, Claude Alemagna. Pour lui, il ne s'agit pas de cruauté, mais d'une méthode d'apprentissage.
Des experts du milieu équestre ont également donné leur avis. Selon un centre équestre consulté, des coups peuvent être donnés lors du dressage, mais avec des outils appropriés, et jamais à la tête, contrairement à ce que montre la vidéo. Lucie, une cavalière, suggère d'utiliser des outils spécifiques, comme des chambrières ou des sticks, pour guider l'animal sans le frapper.
Ce n'est malheureusement pas un cas isolé. Récemment, lors d'un événement à Levens, un autre cas de maltraitance animale a été filmé, montrant le propriétaire d'un centre équestre maltraitant une jument.
Suite à cette affaire, une plainte a été déposée auprès du procureur de Draguignan par l'association One Voice. Quant à la directrice du centre équestre de Lorgues, elle n'a pas répondu aux sollicitations des médias.
Cette affaire nous rappelle l'importance de la surveillance et de la sensibilisation en matière de bien-être animal. Il est essentiel que des normes claires et des formations appropriées soient mises en place pour garantir la sécurité et le respect de tous les animaux. La responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules des propriétaires de centres équestres, mais également sur la communauté dans son ensemble pour veiller à ce que de tels incidents ne se reproduisent plus.
Rejoignez la discussion
Soyez le premier à réagir à cet article. Partagez votre expérience.