Le cri d’alarme des associations face à la surpopulation de chatons
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Le cri d’alarme des associations face à la surpopulation de chatons

Les refuges sont saturés face à l'afflux de chatons abandonnés.

HHolyDog Desk·28 juin·3 min de lecture·18k vues

Dans le Cantal, la situation est alarmante. Les associations et les refuges sont submergés par une surpopulation de chatons. Chaque jour, de nouveaux petits félins sont recueillis, poussant les structures d'accueil à leurs limites. C'est un véritable combat, une course contre la montre, pour ne pas laisser ces adorables boules de poils à la rue, sans soins ni protection.

Gersende Fernandes-Couture, une bénévole engagée de l'association "Les P'tits chats perchés", en est témoin. Sa chambre d'amis est devenue le foyer de quatre chatons depuis deux mois. Elle espère de tout cœur qu'ils trouveront de bonnes familles adoptives. Elle témoigne : "J'espère qu'ils vont me trouver des super familles. Cela fait du bien d'aider un peu. Il faut aider."

Malheureusement, les demandes d'accueil de chatons explosent ces dernières semaines, mettant les petites associations et leurs vingt bénévoles dans une situation de débordement. Elisabeth Roudier, la présidente des "P'tits Chats Perchés", constate avec amertume : "On ne peut plus prendre de chatons. Pourtant, il y a beaucoup de demandes et il y a des listes d'attente. C'est catastrophique. On ne peut pas les prendre en charge et on se demande ce qu'ils vont devenir."

Dans le Cantal, la situation est alarmante. Les associations et les refuges sont submergés par une surpopulation de chatons.

La SPA d'Aurillac, un refuge également touché par cette surpopulation féline, est dans la même situation. Les demandes quotidiennes d'accueil sont nombreuses, mais l'espace est limité. Depuis le début de l'année, près d'une soixantaine de chatons ont été pris en charge, et 35 d'entre eux attendent encore une place. Florence Gamel, la présidente de la SPA du Cantal, souligne l'urgence de la stérilisation des chattes pour limiter la surpopulation : "L'idéal est déjà de faire stériliser les minettes. Je pense que c'est la chose à faire en premier. Quand on dit cela aux personnes, elles nous disent que c'est trop cher. Il faut essayer de négocier avec votre vétérinaire. Il y a des vétérinaires qui sont relativement compréhensifs. Après, au regard de la loi, le maire est responsable des animaux errants sur sa commune. Il y a des campagnes de stérilisation qui peuvent être mises en place."

Malheureusement, avec l'arrivée des vacances, les adoptions sont moins fréquentes, ce qui rend la situation encore plus difficile à gérer pour les associations. C'est pourquoi elles lancent un appel pressant aux bénévoles et aux dons pour faire face à cette surpopulation de chatons et leur offrir les soins et l'attention dont ils ont besoin.