La SPA vent debout contre des corridas à Pérols
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La SPA vent debout contre des corridas à Pérols

La SPA compte porter plainte après l’autorisation de corrida avec mise à mort à Pérols.

HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues

La ville de Pérols, dans l’Hérault, a annoncé que ses arènes accueilleront à nouveau des corridas avec mise à mort de taureaux en juillet 2023, comme l’explique le site d’informations France 3. Une novillada, destinée aux toreros non confirmés, se tiendra le 15 juillet. Cette annonce fait suite à une interruption de près de vingt ans des corridas dans la commune.

La SPA est immédiatement montée au créneau et a dénoncé la décision de la mairie, qu’elle juge incompréhensible. L’association a déjà annoncé qu’elle porterait plainte à la première maltraitance constatée. Jaques-Charles Fombonne, le président de la SPA, a déclaré :

L’intention de reprise après vingt ans d’interruption ne correspond pas au cadre fixé par l’article 521-1 du Code pénal et place donc ce projet hors la loi.

En effet, la corrida jouit d’une exception dans la loi française, qui punit pourtant la maltraitance animale. Elle est autorisée dans certains départements, au nom d’une tradition locale ininterrompue.

La ville de Pérols a autorisé les corridas avec mise à mort. (Illustration : Pixabay)

Afin de sensibiliser le grand public, la SPA a lancé une pétition pour demander l’interdiction de la corrida sur l’ensemble du territoire. Selon un récent sondage, publié par la Fondation 30 Millions d’Amis, la très grande majorité des Français est favorable à l’interdiction totale de la corrida.

Fin 2022, le député La France Insoumise Aymeric Carron avait essayé de faire passer une proposition de loi pour interdire la pratique de la corrida dans l’Hexagone, en vain. Malheureusement, le texte n’a jamais pu être examiné et a été finalement retiré le 24 novembre 2022.

La corrida n’est pas la seule exception au Code pénale. En effet, les combats de coq, encore en vigueur dans le Nord et dans certains territoires et départements d’outre-mer, jouissent de la même protection, malgré les nombreuses critiques dont ils font l’objet.

Les Français, aujourd’hui, sont de plus en plus sensibles au bien-être animal, à tel point qu’ils le considèrent comme un sujet politique important, au même titre que l’insécurité, l’écologie ou l’économie. Malheureusement, cela n’empêche pas la maltraitance animale d’être en augmentation constante depuis cinq ans l’Hexagone. Au début de l’année 2023, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a même annoncé la mise en place de référents spécialisés dans la prise en charge des affaires de maltraitance dans chaque commissariat et gendarmerie de France.