Au début du mois de juillet, les autorités ont autorisé de nouveaux tirs d'effarouchement contre les ours dans plusieurs estives.
HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues
Au début du mois de juillet, les autorités ont autorisé de nouveaux tirs d'effarouchement contre les ours dans plusieurs estives. L'association Sea Shepherd a donc décidé d'attaquer l'arrêté de la préfecture de l'Ariège afin de le faire annuler.L'association dénonce l'inefficacité de ces tirs, mais également le danger qu'ils peuvent représenter, et ce, à plusieurs échelles. L'arrêté préfectoral semble lui aussi conscient des problèmes :
Les tirs non létaux – engendrent chez l’ours un comportement agressif non souhaité et représentent un danger vital pour les individus effarouchés (avortement chez la femelle gravide, séparation de l’ourson pour une femelle suitée, blessures graves avec les balles plastiques...). Le Ministère chargé de l'environnement est conscient de ce risque.
Les tirs d'effarouchement peuvent donc provoquer une vraie déstabilisation de la population des ours dans les Pyrénées, alors que celle-ci est déjà en danger critique. Les efforts de préservation et de sauvetage du plantigrade seraient alors réduits à néant. Mais ces tirs peuvent aussi mettre en danger les humains, car un ours blessé peut se montrer agressif, d'autant que les tirs n'ont lieu qu'à 50 mètres de distance.
Source : Frédéric Salein
Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France, s'insurge :
Cet arrêté est une déclaration de guerre contre la vie sauvage. Si on souhaitait exterminer l’ours sans en avoir l’air, on ne s’y prendrait pas autrement. Nous mènerons toutes les batailles juridiques possibles pour empêcher cela. Et nous ne nous arrêterons pas là. L’ours a bien plus d’alliés que d’opposants. Si l’Etat contrevient à ses obligations légales, il est temps que la société civile les lui rappelle et s’empare du sujet.
À Utsou, l'une des communes qui pourra bénéficier de nouveaux tirs d'effarouchement, le maire a décidé d'interdire les promenades suite à "l'attaque par une ourse et ses deux oursons". L'élu a même classé ces ours dans la catégorie des "ours à problème". Or, la Sea Shepherd rappelle qu'une mère tentant de protéger ses petits ne peut être considérée comme un ours à problème. Ce statut concerne plutôt un ours mâle isolé, qui peut représenter un danger.L'association assure qu'elle fera tout pour faire invalider l'arrêté.
Ça n’est pas l’ours le problème, c’est l’accaparement des territoires sauvages à l’usage exclusif des activités humaines. Les bergers qui sont favorables à la présence de l’ours. Aiment-ils moins leur métier ? Connaissent-ils moins la montagne que ceux qui décrètent que « l’ours n’y a plus sa place" ?
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