La présidente d'une association condamnée pour cruauté
Joëlle Moulard, présidente de l'association Paradise cat's, comparaissait le 5 mars 2019 devant le tribunal de Grasse pour actes de cruauté.
HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues
Joëlle Moulard, présidente de l'association Paradise cat's, comparaissait le 5 mars 2019 devant le tribunal de Grasse pour actes de cruauté, comme le rapporte le journal d'informations 20 Minutes. Cette femme de 49 ans était accusée d'avoir laissé mourir une vingtaine de chats dans des conditions atroces.
Source : F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
Le 16 novembre 2018, la gendarmerie est intervenue dans la villa de Joëlle Moulard à Biot après le signalement de plusieurs bénévoles de l'association Au service des animaux (ASA) 06. La demeure était abandonnée depuis plusieurs semaines. Les forces de l'ordre sont alors tombées sur un véritable spectacle de désolation.À l'intérieur, les cadavres d'une vingtaine de chats, morts de faim et de soif, et entourés de montagnes d'excréments. Les corps ont pour certains été retrouvés dans des cages fermées, sous des meubles et même dans les tiroirs d'un congélateur hors d'état de marche.
Source : F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
Christian Legay, vice-président du tribunal de grande instance de Grasse, explique :
Deux de ces cadavres ont été autopsiés. Les conclusions font état de mauvais traitements. Ils sont morts de faim et de soif et pas de maladie contrairement à ce que vous pouvez dire. Et ce, alors que les gendarmes ont découvert sous les cages des sacs entiers de croquettes pour chien et chat, même pas ouverts.
Joëlle Moulard s'est défendue en affirmant qu'il s'agissait de croquettes pour chien. Elle ajoute également qu'elle n'a reçu aucune aide de la part d'autres associations, malgré ses demandes. Des mensonges aux yeux des organisations présentes lors du procès et qui se sont portées partie civile.
C’est un mensonge de plus. Il n’y a pas eu d’appel. Il y aurait eu 1.000 solutions pour sauver [s]es chats.
Source : ASA
60 autres chats ont aussi été découverts dans un appartement appartenant à la prévenue. Les animaux étaient à nouveau très affaiblis et porteurs de très nombreuses maladies. Joëlle Moulard explique s'être laissée dépasser par la situation et une épidémie de PIF (péritonite infectieuse féline).Tout en reconnaissant un état psychologique fragile, un état dépressif et un discernement altéré, la procureure du tribunal a requis seize mois de prison, dont dix ferme et six de mise à l'épreuve, une interdiction définitive de posséder un animal, l’impossibilité d’exercer toute profession en lien avec des animaux pendant cinq ans et une obligation de soins. Le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 4 avril.
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