Un lion a été abattu au début du mois de juin 2018 dans la réserve Umbabat à la lisière du parc national Kruger, en Afrique du Sud. Le félin a très certainement été victime d'un chasseur de trophée américain, qui a attiré l'animal à l'aide d'un appât, depuis le parc Kruger jusque dans la réserve.Si le lion n'a pas été formellement identifié, de fortes suspicions pèsent sur son identité. Il s'agirait en effet de Syke, très apprécié des touristes et à la tête d'une troupe de lions, qui évolue à l'ouest du parc. Sa mort, si elle est bel et bien confirmée, signifiera également celles de ses petits, qui seront tués par un autre mâle dans la lutte pour la dominance.

Source : Wild Heart Wildlife Foundation
L'Américain, dont le nom n'a pas été dévoilé, a payé une très grosse somme pour avoir le droit de chasser le félin. Mais ce permis a déclenché la colère et les interrogations de nombreux défenseurs des animaux.Celle-ci, surtout : pourquoi l'Association des Réserves privées, à laquelle appartient Umbabat, a-t-elle autorisé cette chasse et l'abattage d'un animal en provenance d'une réserve d'État ? Les animaux du parc Kruger sont en effet protégés, et il est formellement interdit de les abattre. Pourtant, les conditions d'obtention du permis sont claires.

Source : Wild Heart Wildlife Foundation
Paul Oxton, fondateur de l'associationWild Heart Wildlife Foundation, explique :
Un permis de chasse pour tuer un lion a été émis par l'Agence pour le tourisme et les parcs de Mpumalanga [organisme gouvernemental chargé de la gestion de la faune sauvage] le 22 février 2018, pour un lion vivant au parc national Kruger, qui serait ensuite abattu lorsqu'il franchirait la limite pour se rendre dans la réserve privée Umbabat. C'était l'assassinat prémédité d'un animal, soi-disant sous la protection d'un parc national sud-africain.

Source : Wild Heart Wildlife Foundation
Cette affaire n'est hélas pas sans rappeler la mort du lion Cecil en 2015. Le félin avait été abattu légalement par un dentiste américain dans le parc Hwange, au Zimbabwe. Figure emblématique du parc, il était également étudié par les chercheurs.
Via : The Dodo


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