La Fondation Brigitte Bardot sauve 13 chiens et chiots
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La Fondation Brigitte Bardot sauve 13 chiens et chiots

Le 27 février 2018, à Saint-Aubin-le-Vertueux, dans l'Eure (Normandie), les gendarmes de la ville de Bernay ont procédé à l'arrestation d'un homm.

HHolyDog Desk·30 mai·6 min de lecture·18k vues

Le 27 février 2018, à Saint-Aubin-le-Vertueux, dans l'Eure (Normandie), les gendarmes de la ville de Bernay ont procédé à l'arrestation d'un homme accusé de maltraitance animale et de possession illégale de chiens catégorisés. La Fondation Brigitte Bardot est venue au secours de ces animaux.

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Source : Boris Maslard

Une véritable "maison de l'horreur" animale

Arrivés devant la maison de Jordan B., l'homme poursuivi pour acte de cruauté, les gendarmes ont immédiatement évalué l'ampleur de la situation. Qualifiée de véritable "maison de l'horreur", la bâtisse en rénovation perdue au milieu des champs ne présageait rien de bon.

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Capture d'écran du reportage de ParisNormandie.fr

A l'extérieur déjà, un feu de bois tout juste éteint dans lequel les gendarmes ont retrouvé cinq carcasses de chats encore fumantes. L'un d'entre eux témoigne :

On a l’habitude d’en voir de toutes les couleurs, mais là c’est vraiment moche. On n’arrive pas à s’habituer. À l’intérieur de la maison, c’est vraiment dégoûtant. Au rez-de-chaussée il y a des excréments de chiens partout. Ils vivaient dans une pièce. L’odeur est insoutenable. Il y a aussi plein de cages à lapin et à furet.

Outre ces animaux calcinés et l'insalubrité de l'intérieur de la maison, ce ne sont pas moins de 5 chiens et 8 chiots qui ont été retrouvés au domicile de cet homme. Parmi eux, des American Staff, des Pitbulls et des croisés Berger des Pyrénées, tous dans un état de maigreur inquiétant et sales.

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Source : Fondation Brigitte Bardot-Twitter

La Fondation Brigitte Bardot est alors intervenue afin de venir en aide à ces animaux délaissés.Charlène, responsable de deux refuges de la Fondation Bardot à Paris et Bordeaux, s'est exprimée à propos de l'affaire :

Nous avons récupéré tous ces animaux à la demande des autorités. Nous allons les faire identifier et les faire voir à un vétérinaire car ils sont en mauvais état, maigres et ayant besoin de toilettage. En dessous du poil, cela ne doit pas être beau à voir...

Les chiens "martyrs" ont été pris en charge par la Fondation, et seront amenés à un comportementaliste qui évaluera leur niveau de sociabilité avant de les remettre à un refuge de Normandie.

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Capture d'écran du reportage de ParisNormandie.fr

Des chiens jugés "dangereux"

Car les races de chiens citées plus haut font bel et bien partie de la catégorie 1 des chiens dits "dangereux". En France, ces chiens sont regroupés en deux catégories : la 1, qui recense les chiens dangereux interdits à la reproduction et à la vente, et la catégorie 2, qui recense les chiens dangereux disponibles à la vente mais sous conditions.Entre autres, le futur propriétaire du chien doit suivre une formation, à la suite de quoi le chien est soumis à un test comportemental. Le propriétaire doit ensuite faire une demande de permis, et l'animal est autorisé à sortir avec une laisse et une muselière.L'homme, qui ne remplissait aucune de ces conditions, et qui était déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants et de violence, a donc été immédiatement interpellé par les gendarmes, non sans faire de la résistance.Les forces de l'ordre avaient été alertées de la présence de ces chiens chez l'homme par une personne qui avait tenté d'en faire l'acquisition. La transaction s'était soldée par un différend. Lors d'une première visite chez l'accusé, les gendarmes avaient fait la découverte de chats, de furets et de lapins décapités sur les lieux.

La piste des combats de chiens est envisagée

Selon les enquêteurs, il semblerait que ces animaux aient servi ou aient été élevés dans l'optique de servir à des combats de chien. Cette piste expliquerait par ailleurs la présence de plus petits animaux morts dans la maison. Ceux-ci auraient sans doute servi à exciter les chiens, une pratique courante dans cet univers jugé barbare.Christophe Marie, directeur de la protection animale de la Fondation Brigitte Bardot, s'est exprimé à ce sujet :

L’enquête devra éclaircir de nombreuses zones d’ombre, notamment sur le traitement réservé à ces chats. Servaient-ils à exciter les chiens pour en faire des chiens de combat ? Pour l’instant, c’est du domaine de la rumeur, il n’y a aucune information sur des combats illégaux de chiens organisés dans la région. En revanche, ce n’est pas la première fois que nous intervenons même si c’est peu fréquent.

Pour l'heure, l'accusé a été placé en garde à vue et devrait être convoqué ultérieurement devant le tribunal correctionnel ou en comparution immédiate.En France, l’article 512-1 du Code pénal prévoit une peine maximale de deux ans de prison accompagnés de 30 000 euros d’amende pour les tortionnaires d’animaux. Une peine insuffisante au regard des sanctions réservées à d’autres délits.La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour demander que l’article 512-1 du Code pénal soit révisé et que les sanctions soient aggravées. Pour la signer, cliquez ici.