L'association L214 a publié une nouvelle vidéo pour dénoncer le sort réservé aux agneaux utilisés indirectement dans la fabrication du roquefort, comme le rapporte le site d'informations France Inter.Les images ont été tournées dans un élevage de l'Aveyron, à Rullac-Saint-Cirq. Pour la fabrication du roquefort, confectionné à partir de lait de brebis, celles-ci doivent mettre bas pour produire la matière première nécessaire au fromage. Ces brebis donnent ainsi naissance, chaque année, à un ou deux agneaux. Mais ces agneaux n'ont aucune utilité pour la suite et sont donc éliminés.Bien loin du cadre idyllique dans lequel évoluent leurs mères, les agneaux sont parqués dans des élevages intensifs. Les animaux sont entassés les uns sur les autres. Beaucoup présentent des problèmes de santé. Certains sont agonisants, alors que d'autres sont déjà morts, jetés dans des bennes à ordures. Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, explique :
Ce n’est pourtant pas cet élevage en particulier que nous visons, mais bien ce système d’élevage intensif, pour lequel il faut toujours s’agrandir, toujours investir, toujours rationaliser pour rester compétitif. Et qui est effroyable pour les animaux qui n’ont aucun accès à l’extérieur.
[embed]https://www.youtube.com/watch?v=VpXgGCzzEVA&feature=emb_title[/embed]Une autre vidéo montre les agneaux à l'abattoir, où certains sont égorgés encore conscients, puis suspendus pour être saignés. L'abattoir, qui se trouve près de Rodez, a déjà été épinglé pour non-conformité aux normes. Sur les images, certains agneaux continuent de s'agiter, même après avoir été électrocutés. Brigitte Gothière poursuit :
Ce sont des signes évidents de reprise de conscience. C’est un problème de formation du personnel, ou un problème de matériel. Ou encore une cadence trop élevée. Ici on peut abattre un agneau toute les dix secondes.
L214 a décidé de porter plainte contre l'abattoir, quatre ans après un audit qui avait déjà conclu à la présence de nombreux problèmes.
Quatre ans après, on en est toujours au même point, toujours les mêmes infractions à la réglementation, ça n’a servi à rien, c’est scandaleux.
L'association espère aussi que la vidéo aura un impact politique, à quelques jours supposés du second tour des municipales :
À l’heure où nous allons envoyer des équipes pour 6 ans à la tête de nos communes. I faut penser que dans les attributions des municipalités, il y a la commande publique, en particulier pour les cantines scolaires. Pourquoi ne pas imaginer refuser les produits issus de l’élevage intensif, par exemple ? Ces élections municipales, c'est un levier d'action intéressant.


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