Cet élevage fait partie du groupement Elpor et les animaux abattus à l’abattoir E.Leclerc de Le Mené (22) approvisionnent les supermarchés E.Leclerc sous la marque "Marque Repère". Face à ces conditions, L214 a décidé de porter plainte pour mauvais traitements auprès du tribunal de Saint-Brieuc. L’association demande également à E.Leclerc de respecter les critères du Pig Minimum Standards pour améliorer les conditions de vie des cochons.
Cages et surpopulation : des conséquences désastreuses pour les animaux
Les truies sont maintenues dans des cages si petites qu’elles ne peuvent ni se retourner, ni bouger librement. Souffrant de troubles du comportement, elles mordent les barreaux de leur cage. Par manque d’espace, elles écrasent souvent leurs porcelets en se couchant. Les cochons élevés en post-sevrage et à l’engraissement sont entassés les uns contre les autres, n’ayant pour seule distraction qu’une chaîne à mordiller. Certains finissent par mordre les oreilles ou les queues de leurs congénères. Les queues de certains cochons sont même coupées sans anesthésie. L’élevage est également mal entretenu : les images révèlent des fuites d’eau, une poussière abondante et une infestation d’insectes.
Une déclaration de Michel-Édouard Leclerc restée sans suite
Cette situation n’est malheureusement pas une exception chez E.Leclerc. En mars dernier, L214 avait déjà diffusé des images tout aussi alarmantes provenant d’un autre élevage fournissant l’enseigne. À cette époque, le préfet du Morbihan avait ordonné la fermeture administrative de l’établissement. Michel-Édouard Leclerc avait alors déclaré vouloir garantir le "bien-être animal" en mettant en avant des certifications telles que "Produit en Bretagne" et "Le Porc Français". Toutefois, ces labels n’apportent aucune réelle amélioration aux conditions d’élevage.
L214 demande des engagements concrets à E.Leclerc
L214 appelle E.Leclerc à bannir les pratiques d’élevage et d’abattage les plus cruelles en respectant les normes du Pig Minimum Standards. Ces critères incluent :
- L'interdiction des mutilations, du claquage des porcelets et du sevrage avant 28 jours.
- La réduction de la densité d’animaux.
- L'installation de matériaux d’enrichissement tels que la litière.
- L'interdiction des cages individuelles et des méthodes d’étourdissement impliquant une haute concentration de CO2.
- Un approvisionnement minimal garanti auprès d’élevages offrant un accès à l’extérieur aux animaux.
- Le strict respect de la réglementation en vigueur.
Plusieurs entreprises, dont Marie Blachère, Saint-Jean, et Big Fernand, ont déjà pris l’engagement de respecter ces critères d’ici à 2030, suite aux échanges avec L214.


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