La ville de Fukushima, au Japon, est devenue le symbole de la catastrophe provoquée par le tsunami du 11 mars 2011. Ce jour-là, un séisme d'une magnitude de 9,1 sur l'échelle de Richter, entraîne des vagues meurtrières qui déferlent sur la côte du Tohoku. Plus de 15 000 personnes sont mortes. Près de 3000 victimes sont toujours portées disparues.Mais au bilan humain de la catastrophe s'est ajoutée une crise nucléaire, avec la survenue d'un accident à la centrale de Fukushima : les cœurs des réacteurs n°1 et 3 ont fusionné, provoquant un pic dramatique de radioactivité. Face à l'ampleur de la catastrophe, les autorités japonaises ont procédé à l'évacuation de la zone bordant la centrale et à l'établissement d'un no man's land autour des lieux.
Source : Université de Géorgie
Les villes fantômes ont alors fleuri, au fur et à mesure que les habitants ont délaissé leurs habitations. Et près de dix ans après la catastrophe, la nature semble avoir repris ses droits, dans une reconquête similaire à celle observée à Tchernobyl, suite à l'accident nucléaire du 26 avril 1986, selon une étude publiée dans le Journal of Frontiers in Ecology and the Environment.Une équipe de chercheurs géorgiens a placé 106 dans la région de Fukushima, réparties sur trois zones bien distinctes : la première zone interdit toute présence humaine en raison des taux élevés de radiation. La deuxième zone autorise une présence humaine restreinte. Dans la troisième zone, la présence humaine est normale. Au terme de 120 jours d'observation, les chercheurs ont dressé la liste de plus de 20 espèces d'animaux sauvages différents, en grande partie des sangliers, mais également des macaques, des renards, des lièvres, des faisans ou encore des tanuki.


.webp&w=1080&q=75)
.webp&w=1080&q=75)
.webp&w=1080&q=75)
Rejoignez la discussion
Soyez le premier à réagir à cet article. Partagez votre expérience.