Fukushima : la nature reprend le dessus
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Fukushima : la nature reprend le dessus

La ville de Fukushima, au Japon, est devenue le symbole de la catastrophe provoquée par le tsunami du 11 mars 2011.

HHolyDog Desk·7 avr.·4 min de lecture·18k vues

La ville de Fukushima, au Japon, est devenue le symbole de la catastrophe provoquée par le tsunami du 11 mars 2011. Ce jour-là, un séisme d'une magnitude de 9,1 sur l'échelle de Richter, entraîne des vagues meurtrières qui déferlent sur la côte du Tohoku. Plus de 15 000 personnes sont mortes. Près de 3000 victimes sont toujours portées disparues.Mais au bilan humain de la catastrophe s'est ajoutée une crise nucléaire, avec la survenue d'un accident à la centrale de Fukushima : les cœurs des réacteurs n°1 et 3 ont fusionné, provoquant un pic dramatique de radioactivité. Face à l'ampleur de la catastrophe, les autorités japonaises ont procédé à l'évacuation de la zone bordant la centrale et à l'établissement d'un no man's land autour des lieux.

Source : Université de Géorgie

Les villes fantômes ont alors fleuri, au fur et à mesure que les habitants ont délaissé leurs habitations. Et près de dix ans après la catastrophe, la nature semble avoir repris ses droits, dans une reconquête similaire à celle observée à Tchernobyl, suite à l'accident nucléaire du 26 avril 1986, selon une étude publiée dans le Journal of Frontiers in Ecology and the Environment.Une équipe de chercheurs géorgiens a placé 106 dans la région de Fukushima, réparties sur trois zones bien distinctes : la première zone interdit toute présence humaine en raison des taux élevés de radiation. La deuxième zone autorise une présence humaine restreinte. Dans la troisième zone, la présence humaine est normale. Au terme de 120 jours d'observation, les chercheurs ont dressé la liste de plus de 20 espèces d'animaux sauvages différents, en grande partie des sangliers, mais également des macaques, des renards, des lièvres, des faisans ou encore des tanuki.

Source : Université de Géorgie

Par ailleurs, les scientifiques ont constaté que les animaux proposeraient bien plus dans les zones défaites de toute présence humaine : plus de la moitié d'entre eux s'y est établie. L'étude explique ainsi :

L'abondance d'autres mammifères non endémiques [autre que les sangliers] et moins invasifs, comme le chien viverrin [tanuki] ou le macaque, suggère que ces animaux ont pu trouver une niche écologique jusqu'ici inexistante en raison de la présence humaine. [Traduction : Futura Sciences]

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=b-KR9_pHkQA&feature=emb_title[/embed]Les chercheurs ont également constaté que les animaux n'avaient pas modifié leurs habitudes.

Les ratons laveurs par exemple, qui sont des animaux nocturnes, sont toujours plus actifs pendant la nuit, tandis que les faisans, des oiseaux diurnes, sont toujours plus actifs la journée. [Traduction : Futura Sciences]

D'autres études ont déjà mis en lumière la présence de mutations provoquées par les radiations chez des papillons, des vers de terre ou des oiseaux, mais les scientifiques géorgiens ont noté que la pollution nucléaire n'avait aucun effet sur les individus observés, au niveau comportemental. Ils concluent :

À partir de ces analyses, nos résultats montrent que le niveau d'activité humaine, l'élévation et le type d'habitat sont les facteurs principaux qui influencent l'abondance des espèces évaluées, plutôt que les niveaux de radiation.

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