Deux hommes arrêtés pour avoir tenté de vendre un animal protégé
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Deux hommes arrêtés pour avoir tenté de vendre un animal protégé

Un ouistiti a été sauvé alors qu'il s'apprêtait à être vendu sur le dark net.

HHolyDog Desk·17 juil.·3 min de lecture·18k vues

Le 8 janvier 2023, la police de Lyon a arrêté deux hommes qui tentaient de vendre un animal protégé, un ouistiti à pinceaux blancs, comme le rapporte le journal Ouest France.

L’annonce, postée sur le dark web, avait été signalée à la SPA, qui avait ensuite prévenu les autorités. Le singe y était proposé pour la somme de 4 000 euros.

La Brigade anti-criminalité (BAC), accompagnée par quelques membres de la SPA, a installé un dispositif de surveillance devant le lieu supposé de la transaction, un immeuble du 3e arrondissement de Lyon. La police a ensuite interpellé les deux suspects, deux hommes âgés de 24 et 25 ans, avant de les placer en garde à vue.

Une fouille de leur appartement a ensuite été effectuée. Sur place, la police a retrouvé de la nourriture pour singe. L’animal a été confié au zoo de Saint-Martin-la-Plaine, dans la Loire. L’un des deux hommes a reconnu détenir l’animal, contrairement à l’autre, qui a nié les faits. Les deux suspects ont été remis en liberté, mais l’enquête, qui se poursuit, a été confiée à la Sécurité départementale.

Le ouistiti à pinceaux blancs, aussi appelé ouistiti à toupets blancs ou ouistiti commun, est une espèce de singe que l’on trouve principalement dans le nord du Brésil. Il n’est pas considéré comme une espèce en danger ou en voie d’extinction, et fait d’ailleurs partie des espèces de primates les plus utilisées dans l’expérimentation animale. Il n’en reste pas moins protégé par la Convention de Washington (1973). Sa détention est donc illégale en France et expose les détenteurs à des peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

Le trafic d’animaux sauvages est en nette augmentation dans l'Hexagone depuis plusieurs années. Les espèces protégées sont hélas elles aussi concernées, et parmi elles, des grands félins comme les lions ou les tigres ont le vent en poupe, ainsi que les reptiles ou les primates. Les réseaux sociaux facilitent la prise de contact entre les vendeurs et les acheteurs. Certains de ces animaux peuvent se revendre plusieurs milliers d’euros : une belle manne financière pour les trafiquants, qui n’hésitent parfois pas à piller les zoos pour satisfaire leurs clients.