Des milliers d'ânes sont massacrés chaque année pour une raison absurde
Les ânes occupent, depuis des siècles, un rôle crucial dans les milieux ruraux.
HHolyDog Desk·17 juil.·6 min de lecture·18k vues
Les ânes occupent, depuis des siècles, un rôle crucial dans les milieux ruraux. En plus d'être intégrés dans le fonctionnement des fermes ou entreprises familiales, leur intelligence et leur loyauté font d'eux d'excellents animaux de compagnie.Hélas, les ânes sont aussi la cible d'un cruel commerce qui, bien qu'encore très méconnu, semble aller en s'empirant. "Ejiao", "colla corii asini" ou "donkey hide glue" sont des termes qui désignent tous une même réalité : celle d'un produit gélatineux faità partir de peaux d'ânes et dont la demande ne cesse de s'accroître. Au grand dam des premiers concernés.
Attention, certaines images peuvent choquerUnrapport publié parThe Donkey Sanctuary(une association britanniquede protection des ânes) démontre toute l'ampleur de ce nouveau phénomène. Chaque année, plus d'1,8 millions d'ânes seraient en effet victimes de traffics destinés à nourrir ce commerce d'envergure mondiale. Difficile à chiffrer car encore peu documenté, ce dernier pourrait même causer la mort de 10 millions d'ânes par an, selon certains chercheurs.Mike Baker, directeur du Donkey Sanctuary, raconte au siteThe Dodo :
Notre rapport révèle les chiffres alarmants de ce commerce global, et comment il impacte dramatiquement la vie des ânes dès leur plus jeune âge, de leur sélection à leur exécution.
"L'eijao est un produit qui trouve ses racines dans la médecine traditionnelle et est vendu comme étant une sorte d'onguentdivin", explique le rapport en question. Certains herboristes chinois affirment en effet que l'eijao booste la libido, ralentit le vieillissement ou encore renforce le système immunitaire.
Quelles que soient ses propriétés, une chose est sûre : la popularité croissante de cette gélatine font de l'âne un animal de plus en plus prisé, et donc, de plus en plus menacé. Le nombre d'ânes en Chine aurait diminué de moitié en l'espace de 20 ans. Ceci a bien entendu des conséquences sur son prix, qui devient trop élevé pour de nombreuses familles en milieu rural. Pire encore, les vols d'ânes appartenant à ces dernières sont en nette augmentation. Récemment, ce sont pas moins de 24 ânes qui ont été dérobés à leurs propriétaires puis abattus pour leur peau dans un petit village de Tanzanie.
L'Amérique du Sud, l'Asie et l'Afrique sont les principales régions exportatrices d'ânes. Mais c'est sur le continent africain que les traffics d'équidés sont les plus nombreux. Les quadrupèdes y sont réunis au sein de véritables "marchés d'ânes" où ils vivent des conditions épouvantables en attendant d'être abattus.
Après avoir observé le fonctionnement de l'un de ces marchés d'ânes en Tanzanie, Alex Mayers, du Donkey Sanctuary, rapporte :
Le marché est bien pire que ce que j'imaginais. 700 ânes y attendent la mort. Sans eau, sans nourriture. Ils sont consumés par le stress, et montrent des signes de déshydratation et de malnutrition.
Prenant progressivement conscience de cette tragique réalité, certains pays africains ont d'ores-et-déjà adopté des mesures visant à protéger les ânes : c'est le cas du Niger, du Burkina Faso, mais aussi du Pakistan, en Asie. Tous ont interdit l'exportation de peaux d'ânes afin d'endiguer les traffics à l'intérieur de leur territoire. Mais comme le souligne leDonkey Sanctuary, pour être réellement efficace, la lutte doit s'opérer à l'échelle globale.L'ONG invite tous les pays à prendre des mesures similaires à celles prises par le Niger et le Burkina Faso, et oeuvre pour sensibiliser l'opinion publique à ce fléau passé sous silence ; elle entend, par la-même, responsabiliser les potentiels consommateurs.
Pour soutenir l'association The Donkey Sanctuary qui lutte pour que soit éradiqué ce cruel commerce, vous pouvez faire un don ici.
En attendant, voici un reportage, réalisé par ses bénévoles, qui témoigne de l'étendue du fléau.
Donkeys await fate in Tanzania? Just a few days ago, The Donkey Sanctuary's Alex Mayers visited this market in Tanzania. The market was set up to serve the donkeys caught up in the donkey skin trade.The Donkey Sanctuary is calling for a halt to the trade until it can be shown to be both humane and sustainable for the donkeys and the communities that depend on them.Add your support ➡ www.thedonkeysanctuary.org.uk/under-the-skin/act-nowPublié par The Donkey Sanctuary sur mardi 31 janvier 2017
Chez Holidog, nous voulons améliorer la vie de nos compagnons : nous vous permettons de le laisser en famille d’accueil pendant vos voyages (testez la garde), de le combler avec une box chaque mois (une box offerte ici) et de lui donner le meilleur avec notre nouveau service de nutrition (découvrez l'alimentation sur-mesure pour votre chien). Merci de nous faire confiance !
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