Des hommes jugés pour avoir fait partie d'un commando anti-ours
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Des hommes jugés pour avoir fait partie d'un commando anti-ours

Parmi eux se trouvent deux élus.

HHolyDog Desk·19 avr.·3 min de lecture·18k vues

Quatre hommes sont actuellement jugés devant le tribunal correctionnel de Foix en Ariège pour leur implication présumée dans l'affaire du « commando anti-ours ». En septembre 2017, une vidéo envoyée à plusieurs médias avait montré une trentaine de personnes, armées et encagoulées, annonçant le retour de la chasse à l'ours en Ariège. Cette vidéo non revendiquée a été considérée comme une atteinte à l'autorité de l'État, car l'ours est une espèce protégée et sa chasse est interdite. Les prévenus nient les faits.

La vidéo montre les protagonistes tirant en l'air avec leurs fusils. Le président de la Chambre d'agriculture de l'Ariège, dont l'iPad aurait servi à filmer la scène, est l'un des prévenus. Bien que connu pour ses positions anti-ours, il nie toute implication. Un éleveur ariégeois membre de la Chambre d'agriculture aurait également été identifié sur la vidéo en raison d'un angiome à l'œil, mais il nie toute implication. Les deux autres prévenus sont respectivement soupçonnés d'avoir prêté un fusil à l'éleveur en question et d'avoir menacé des agents de l'Office français pour la Biodiversité quelques jours avant la médiatisation de la vidéo.

La voix off de la vidéo clame que l'État est resté sourd face aux demandes des élus, des organisations citoyennes et professionnelles, c'est pourquoi ils ont décidé de rouvrir la chasse à l'ours en Ariège et de mener une résistance active face aux agents de l'État. L'affaire a suscité un grand intérêt de la part des médias locaux et nationaux.

Les associations de protection de la nature ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences de cette affaire sur la sécurité des personnes travaillant dans la préservation de la biodiversité, ainsi que sur la préservation de la faune sauvage. Le retour de la chasse à l'ours en Ariège serait une catastrophe pour cette espèce en voie de disparition.

Le jugement de cette affaire est très attendu, car il pourrait constituer un précédent important dans la lutte contre les atteintes à l'autorité de l'État et la protection de la biodiversité. L'issue du procès aura également un impact sur la perception de la population locale de la chasse à l'ours et de la protection de l'environnement en général.

En attendant la fin du procès, les associations de protection de la nature continuent de sensibiliser les populations locales à la nécessité de protéger la biodiversité et les espèces en voie de disparition. Elles rappellent que la protection de l'environnement est une responsabilité collective et que chacun doit y contribuer.