Delphinariums : S. Royal accepte l’amélioration des conditions de vie des animaux
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Delphinariums : S. Royal accepte l’amélioration des conditions de vie des animaux

Ce mercredi 3 mai,la ministre de l'environnement Ségolène Royal a validé l'arrêt interministériel concernant la réforme des delphinariums.

HHolyDog Desk·12 juil.·6 min de lecture·18k vues

Ce mercredi 3 mai,la ministre de l'environnement Ségolène Royal a validé l'arrêt interministériel concernant la réforme des delphinariums. Le texte, qui était en discussion depuis près de deux ans, vient remplacer une législation obsolète datant de 1981, et vise à améliorer largement les conditions de captivité des orques et des dauphins.

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 Source : Life Riviera

 

La taille des bassins sera augmentée de 150%

Si certaines associations de défense des animaux commeOne Voice et laFondation Brigitte Bardot, qui luttent pour une interdiction totale du maintien en captivité des cétacés, trouvent cette mesure insuffisante, elle représente néanmoins une première étape importante vers la suppression des parcs animaliers.

Notre civilisation ne devrait plus tolérer la captivité des dauphins. Il est temps d’en finir avec les #delphinariums pic.twitter.com/DTiYsQdjEt

— Nicolas Hulot (@N_Hulot) 20 avril 2017

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), est celui qui a convaincu la ministre après 20 mois de négociations. Il témoigne :

Les associations m’ont demandé d’être leur ambassadeur. J’ai discuté avec la Fondation Brigitte Bardot et [l'association pour la protection de l'homme et de l'environnement, ndlr] Robin des Bois, qui ont admis que c’était une première étape. Cela a rassuré la ministre.

Parmi les mesures instaurées par cet arrêté figurent par exemple l'augmentation d'au moins 150% de la taille des bassins (entre 2 000 et 3 500 m² contre 800 m² actuellement), l'interdiction du chlore dans le traitement de l'eau, la mise en place d'équipes de soigneurs spécialisés ainsi qu'un contrôle étroit de la reproduction des dauphins.

Un délai réduit pour appliquer les nouvelles lois

Les établissements disposent d'un délai de trois ans pour mettre leurs installations aux normes, soit deux ans de moins que le délai initialement prévudans la précédente version du texte.Cette nouvelle législation interdit également plusieurs "activités", qui peuvent engendrer du stress pour les cétacés. Par exemple, l'échouage des animaux pour des spectacles ainsi que les contacts directs avec les animaux seront dorénavant interdits.[caption id="attachment_34892" align="alignnone" width="600"]

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Extrait de l'arrêté améliorant les conditions de captivité des animaux. Source : Ministère de l'environnement[/caption]Si certains parcs, comme le Marineland d'Antibes, permettaient au public de venir nager avec les dauphins moyennant un paiement de plusieurs dizaines d'euros, cette activité, pourtant extrêmement lucrative, est dorénavant bannie.

Un arrêté globalement salué, bien qu'insuffisant

Le président de l’Association française des parcs zoologiques Rodolphe Delord, qui a participé à l'élaboration du texte de loi, salue les mesures prises par la ministre :

Nous sommes très satisfaits de la publication de cet arrêté, qui va dans le sens de notre profession vers plus de bien-être pour nos animaux.

Cette mesure s'inscrit dans une reconnaissance progressive des droits des animaux dans plusieurs pays. De nombreuses associations militent pour l'interdiction totale des parcs animaliers. Mais, pour les cétacés comme pour de nombreuses espèces se pose la question de leurréintroduction dans leur milieu naturel. Christophe Guinet, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des mammifères marins, explique :

Malgré les grandes améliorations, leurs conditions de vie sont loin d’être idéales en captivitéMais si l’on fermait les delphinariums, il faudrait savoir quoi faire des animaux, qui seraient incapables de s’adapter au milieu naturel. Peut-être un système de semi-liberté dans un bras de mer.
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 Source : Free Dolphins Belgium

Depuis les années 1990, de nombreux pays européens ont interdit les delphinariums ou ont durci les législations les encadrant. Pour cette raison, tous les parcs britanniques ont fermé au cours des 20 dernières années. Si les associations de défense des animaux en France accueillent ces nouvelles mesures à bras ouverts, beaucoup les considèrent comme insuffisantes, et attendent plus d'efforts de la part du gouvernement français dans les prochaines années.L’association One Voice, qui a tiré la sonnette d'alarme au sujet de Femke, la femelle dauphin au "coeur brisé" qui se laisse mourir au Parc Astérix, invite ainsi tous ses soutiens à signer sa pétition qui demande la fermeture des delphinariums.

Plusieurs pays interdisent déjà ces structures sur leur sol dans un souci de protection des cétacés. Le Chili, la Hongrie, le Costa Rica en 2005, la Suisse en 2012 et enfin l’Inde en 2013. Il est impensable que la France refuse de prendre en compte ces preuves scientifiques et continue à ignorer la souffrance de ces mammifères marins.

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