De plus en plus de zoos font face à un braconnage
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De plus en plus de zoos font face à un braconnage

Depuis plusieurs années, les zoos européens vont face à un nouveau type de délinquance, particulièrement dangereux.

HHolyDog Desk·7 avr.·4 min de lecture·18k vues

Depuis plusieurs années, les zoos européens vont face à un nouveau type de délinquance, particulièrement dangereux. Les braconniers n'hésitent en effet plus à s'introduire dans les établissements pour dérober au nez et à la barbe des soignants et autres personnels de sécurité les pensionnaires qu'ils revendent ensuite au marché noir. Pire encore, certains trafiquants vont jusqu'à abattre les animaux sur place pour récupérer certaines parties de leur corps. En mars 2017, le zoo de Thoiry, en France, avait en effet eu à déplorer la mort de son rhinocéros blanc, abattu de trois balles dans la tête pour sa corne.

Source : Zoo de Thoiry

En 2015, plusieurs tamarins lions dorés, une espèce de primate, ont été dérobés au zoo de Krefeld, en Allemagne. But de l'opération pour les braconniers ? Revendre les animaux comme animaux de compagnie, de manière bien évidemment parfaitement illégale.Depuis le vol des tamarins, leur enclos est resté vide. Deux mois plus tôt, c'était au tour du zoo de Beauval d'être lui aussi victime d'un vol de tamarins. L'année précédent, l'Apenheul Primate Park, aux Pays-Bas, a également déploré la disparition de ses primates. Sur le marché noir, un couple de tamarins peut se revendre jusqu'à 25 000 euros. L'espèce est pourtant protégée par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), qui en interdit la vente.

Source : Wild Republic

La situation des tamarins lions dorés reste cependant très alarmante. Il ne reste aujourd'hui plus que quelques 3200 individus en liberté dans les forêts brésiliennes, tandis que 550 évoluent dans des zoos à travers le monde. Eric Bairrão Ruivo, directeur des collections et de la conversation au zoo de Beauval explique :

Les vols réduisent le patrimoine génétique de l'espèce, qui est déjà très petit.

Ils nuisent donc aux efforts de préservation des scientifiques pour assurer la pérennité du tamarin lion doré.

Source : Marcel Kusch

Depuis 2011, près de 400 animaux ont ainsi été dérobés dans les zoos européens. Les primates restent des cibles de choix pour les trafiquants, mais les reptiles, les oiseaux exotiques et les pingouins sont très souvent pris pour cibles. Les animaux des zoos sont tous identifiés par micropuce, mais hélas, aucun d'entre eux n'a pu être retrouvé grâce à celle-ci. Les autorités supputent que les bêtes dérobées ont été envoyées en Europe de l'Est, en Asie ou au Moyen-Orient, pour satisfaire la demande de riches collectionneurs.Les zoos et autres parcs animaliers vont donc très certainement devoir, au cours des prochaines années, s'adapter à un nouveau type de braconnage, et revoir leur manière de protéger les animaux. PourWolfgang Dressen, directeur du zoo de Krefeld, c'est tout sauf une bonne nouvelle, alors que nombre de zoos avaient adopté, depuis des années, une approche plus "éthique" de la captivité, en sortant leurs animaux des cages. Il conclut :

Avec ces crimes, on revient en arrière. On doit enfermer les animaux.

Via : National Geographic

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