En octobre 2020, une femme de 71 ans avait été attaquée par six chiens à Lamazière-Basse (Corrèze). Le maire de la commune de Bort-les-Orgues, où se trouve le refuge qui a pris en charge les animaux, a alors pris un arrêté demandant l'euthanasie de ces derniers, comme le rapporte le site d'informations France 3.Cet arrêté a été immédiatement contesté par la propriétaire des six chiens. L'affaire était présentée le 20 avril 2021 devant le tribunal administratif de Limoges. Christophe Gérard, avocat spécialisé dans le droit animalier en charge du dossier pour la propriétaire, estime que l'attaque n'est qu'un incident et qu'elle ne justifie pas de telles mesures. Il demande à ce que le fond de l'affaire soit jugé en priorité avant de prendre une décision concernant l'avenir des chiens.
Aujourd'hui, moi je ne sais absolument pas ce qui s'est passé et personne ne le sait, personne n'y était. Pour que l'arrêté soit légal, il doit aussi s'appuyer sur des faits. Je pense que l'on met la charrue avant les bœufs et je pense que décider du sort des chiens avant même que l'on sache dans quelle circonstances les chiens auraient pu mordre me semble effectivement une anomalie.
Source : Pixabay
Les résultats de l'enquête sont toujours en attente. L'euthanasie des chiens interviendrait donc avant les conclusions : un non-sens pour l'avocat. Alexandre Chauvet, responsable du refuge, abonde :
On est en 2021, il y a des solutions alternatives autres que l'euthanasie et la mort des animaux. On pourrait les transférer vers un refuge comme celui de l'AVA (agir pour la vie animale) où exerce Thierry Bedossa, vétérinaire comportementaliste. Il sera à même de juger si ces animaux sont réellement dangereux. Il est déjà venu une fois et il a jugé qu'ils ne l'étaient pas. S'il prend ces animaux, il le fera en connaissance de cause.
Le maire de Bort-les-Orgues, de son côté, maintient le cap. Mais la situation reste tendue, et le refuge explique recevoir de nombreux appels de soutien.
On a une centaine d'appels par jour pour nous soutenir, on ne compte pas les mails. Même Alain Delon a appelé.
Le tribunal de Limoges s'est finalement déclaré incompétent pour estimer la validité de l'arrêté. Une nouvelle demande sera déposée devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, dans le Cantal, où résident les propriétaires des animaux.


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