Clap de fin pour le projet Rewild
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Clap de fin pour le projet Rewild

Le projet était beau, mais hélas, la réalité l'a rattrapé. Rewild, qui a repris le zoo de Pont-Scorff, a finalement déposé le bilan en raison de grosses difficultés financières.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

Le projet était beau, mais hélas, la réalité l'a rattrapé. Rewild, qui a repris le zoo de Pont-Scorff, a finalement déposé le bilan en raison de grosses difficultés financières. Mais des dissensions de plus en plus fortes existent également parmi les ONG à l'origine de l'initiative, comme le rapporte le site d'informations France 3.En 2019, Rewild annonçait en grande pompe vouloir ouvrir un centre de réhabilitation pour les animaux de zoo. Une cagnotte avait même été lancée, et en quelques jours, 600 000 euros avaient été récoltés. Plusieurs associations s'étaient réunies pour le projet Rewild, dont le centre Athénas, les associations Sea Shepherd et Le Biome. Mais rapidement, des problèmes avaient vu le jour : mauvaise gestion, difficultés financières, négligences sanitaires... La crise provoquée par la pandémie mondiale a également retardé l'arrivée du public. Face au manque criant de finances, le zoo a été placé en redressement judiciaire le 23 février 2021.[embed]https://www.youtube.com/watch?v=rfVaeu5yggE[/embed]Face aux problèmes qui s'accumulent, l'association Athénas a finalement décidé de claquer la porte. Sea Shepherd, de son côté, dénonce la très mauvaise gestion du site, mais a déjà promis de nourrir tous les animaux en attendant la décision de justice. Jérôme Pensu, le gestionnaire mis en cause par l'organisation, s'insurge :

[La Sea Shepherd] à obligé le gérant à déposer le bilan, en arrêtant du jour au lendemain ses versements à la SARL Bretagne Zoo. Lamya Essemlali et son entourage sont en pleine opération de déstabilisation auprès de l'ensemble du personnel...

La Sea Shepherd a proposé de reprendre le zoo en ayant la "maîtrise totale sur la gestion du projet", mais là encore, cette solution semble poser problème. Jérôme Pensu explique :

Aucun des gérants en titre ou de fait, ne peuvent se positionner comme repreneurs en cas de reprise ou de liquidation judiciaire. Sea Shepherd, ayant été « gérant de fait » en intervenant sur les finances, sur la gestion du personnel et des animaux, ne peut postuler à la reprise.

Lamya Essemlali, présidente de la Sea Shepherd, assure que son association n'était pas gérant de fait et qu'elle ignorait tout ce qui se passait au zoo. Seul le tribunal de commerce de Lorient pourra trancher.