Le petit village de Santranges, dans le Cher, a été le théâtre d'un événement inhabituel lorsque les propriétaires d'un cirque se sont installés sans autorisation sur le terrain de foot le 18 juin dernier. Après un mois et demi d'occupation illégale, ils ont finalement quitté les lieux le 30 juillet suite à une plainte déposée par la municipalité et une convocation au tribunal administratif d'Orléans.
La maire du village, Anne Perronet, a témoigné des difficultés rencontrées lorsqu'elle a remis l'assignation aux propriétaires du cirque : "Quand je leur ai porté leur assignation, ils ont évidemment refusé de la prendre et ils n'ont pas voulu signer. Le lendemain, les gendarmes m'ont dit que ce n'est pas la peine d'insister, de leur parler et de leur demander. Et le lendemain, ils sont partis." Après le départ du cirque, les habitants ont spontanément nettoyé le stade de manière bénévole.
Lors de leur présence à Santranges, les animaux détenus par le cirque ont été contrôlés par l'office français de la biodiversité. Quatre lionnes et une tigresse blanche ont été saisies dans des conditions douteuses. Heureusement, elles ont été transférées vers Tonga Terre d'Accueil, un refuge associatif situé à Saint-Martin-la-Plaine, dans la Loire.
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Le vétérinaire Jean-Christophe Gérard, en charge des félines, a constaté une nette amélioration de leur état depuis leur arrivée au refuge : "Il y avait un manque de masse musculaire, mais ça, c'était, je pense, le manque d'exercice. Si elles restaient dans la remorque, c'est vrai qu'elles ne devaient pas en faire beaucoup. Ici, depuis qu'elles sortent, on voit déjà une différence. Elles sont beaucoup plus musclées à force de courir, sauter, grimper, etc... Ça va beaucoup mieux". Un bilan sanitaire complet a été réalisé pour chacune des félines, révélant quelques problèmes dentaires sans gravité.
La situation des animaux saisis reste toutefois incertaine. La justice devra décider de leur sort, soit le maintien à Tonga Terre d'Accueil, soit leur retour aux propriétaires du cirque. En attendant, le refuge s'efforce de leur offrir les meilleures conditions de vie et de rétablir leur santé.
Ce triste événement soulève une fois de plus la question de la réglementation des cirques et du bien-être des animaux sauvages utilisés pour le divertissement. La nécessité de renforcer les contrôles et de promouvoir des alternatives respectueuses de la faune sauvage se fait de plus en plus pressante pour préserver le bien-être de ces êtres vulnérables.


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